
Le basketteur français de l'Olympiacos Evan Fournier, le 24 mai 2026, en finale de l'Euroligue face au Real Madrid. © Angelos Tzortzinis, AFP
L'Olympiacos a remporté sa quatrième Euroligue, après 13 ans d'attente et plusieurs désillusions, dimanche 24 mai à Athènes devant son public aux anges et en prenant sa revanche contre le Real Madrid (92-85), son bourreau il y a trois ans en finale.
Pour ajouter à la joie incommensurable de ses quelque 18 000 supporters venus teinter de rouge la salle de l'OAKA, le club du Pirée triomphe dans l'antre de son rival honni, le Panathinaïkos.
Il devient également la première équipe sacrée après avoir terminé en tête de la saison régulière depuis l'instauration de la poule unique, en 2016.
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Accepter Gérer mes choixLa scène du quatrième couronnement (après 1997, 2012 et 2013) efface peut-être en partie les déceptions depuis plusieurs années, dont les trois finales perdues, la dernière il y a trois ans à Kaunas sur un tir du Madrilène Sergio Llull à trois secondes de la fin (78-79).
Le Real, détenteur du record de titres dans la compétition (11), est passé proche d'un nouveau gros coup, lorsqu'il a eu la balle d'égalisation, à 13 secondes de la fin (85-88), alors qu'il était mené de huit longueurs une dizaine de secondes plus tôt (80-88).
Mais le tir extérieur d'Andres Feliz a rebondi sur l'arceau, Alec Peters a capté le rebond avant d'assurer sur la ligne des lancer-francs le succès grec.
Fournier MVP
L'Olympiacos peut remercier l'ailier américain (16 pts, 7 rebonds, 26 d'évaluation) et l'arrière français Evan Fournier, meilleur marqueur de son équipe (20 pts et 4 passes décisives) et élu MVP (meilleur joueur) du Final Four.
Fournier, qui a posé il y a près de deux ans ses valises au Pirée pour retrouver le goût du jeu et vivre le grand frisson après 12 ans de NBA, remporte à 33 ans son premier titre international.
Il y a donc largement contribué, remettant dans le sens de la marche dans le deuxième quart-temps son équipe, avec 11 points en quelques minutes (46-44 à la mi-temps).
Donné grand favori face à des Madrilènes privés de leurs trois pivots (Usman Garuba, Alex Len et Walter Tavares), l'Olympiacos s'est montré fébrile d'entrée (2-15, 4e), incapable de museler l'ailier canadien du Real Trey Lyles (21 pts en première période, 24 au final).
Rayonnant en quarts (3 victoires à 0 contre Monaco) et demi-finales (79-61 contre le tenant Fenerbahçe), le club grec a connu un nouveau coup de mou en fin de troisième quart-temps et en début de quatrième, notamment face au coup de chaud de Mario Hezonja (19 pts).
Là encore, Evan Fournier a répondu présent, replaçant par exemple les "Reds" devant d'un panier en pénétration (76-73) à 3 min 30 sec de la fin. Les larmes de l'an passé à Abou Dhabi, après la défaite en demi-finale contre Monaco, sont séchées (68-78).
Avec AFP
