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La France recommande à ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible"
Le ministère français des Affaires étrangères a recommandé ⁠mercredi à ​ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible", quelques jours après les attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes et indépendantistes.
Des soldats maliens se tiennent près d'un camion lors d'une patrouille suite à l'attaque de la principale base militaire du Mali, Kati, à l'extérieur de la capitale Bamako, le 27 avril 2026. © Stringer, Reuters

La France a recommandé ⁠mercredi 29 avril à ​ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible" en raison ​d'une situation sécuritaire très "volatile" après les attaques coordonnées menées le week-end dernier par des groupes jihadistes et indépendantistes touaregs.

"Après les attaques ​du ‌samedi 25 avril dans plusieurs localités du ⁠pays, dont Bamako, la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile", déclare le ministère ‌des Affaires étrangères dans un avis aux voyageurs mis ⁠à jour, rappelant qu'il "reste formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif".

"Il est ​recommandé aux ressortissants français de prévoir ‌un départ temporaire du Mali dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement militaire malien, ‌Assimi Goïta, a déclaré mardi soir que la situation était "sous contrôle", quatre jours après ​les attaques contre plusieurs villes qui ont coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara.

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L'ampleur et ​la portée de l'offensive menée dans plusieurs villes du ​Mali ont démontré une capacité de ​coordination sans précédent de combattants issus de différents groupes et poursuivant des objectifs divergents.

"Dans ​ce contexte évolutif, les ressortissants français encore présents au Mali sont vivement incités à demeurer chez eux et à rester au contact de leur famille et de leurs ⁠proches, en les tenant régulièrement informés", écrit le Quai d'Orsay.

"S'ils doivent se ⁠déplacer, ​ils sont appelés à faire preuve de la plus grande prudence."

Avec Reuters