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RéessayerL'armée israélienne a tué, mercredi 22 avril, une journaliste libanaise dans le sud du pays, alors qu'une trêve est en cours. Un cessez-le-feu dont Beyrouth va demander la prolongation pour un mois lors de pourparlers prévus jeudi entre les deux pays à Washington.
Avant l'annonce du décès d'Amal Khalil, l'agence de presse libanaise officielle, Ani, avait fait état de quatre personnes tuées par des frappes israéliennes dans l'est et le sud du pays.
Amal Khalil couvrait le conflit dans la ville d'al-Tiri avec une collègue, Zeinab Faraj, qui a été blessée. La journaliste a été "tuée à la suite d'une frappe aérienne" israélienne, selon la Défense civile et et son employeur, le journal libanais pro-Hezbollah Al-Akhbar.
Les équipes qui menaient des recherches avec l'armée libanaise et la Croix-Rouge "ont réussi à récupérer le corps de la journaliste martyre Amal Khalil", a ajouté le bureau de presse de la Défense civile.

L'armée israélienne a de son côté affirmé avoir frappé dans le secteur d'al-Tiri un véhicule quittant une "structure militaire" du Hezbollah, "après avoir identifié des individus violant les arrangements de cessez-le-feu", puis avoir frappé la "structure".
Une opération de sauvetage empêchée par les frappes israéliennes
Reporters sans frontières (RSF) avait alerté mardi l'opinion internationale sur la situation d'Amal Khalil, demandant "d'urgence des pressions sur l'armée israélienne afin qu'elle autorise le sauvetage de la journaliste libanaise".
"Amal Khalil, actuellement bloquée près de Tayri, dans le sud du pays, à la suite d'une frappe israélienne près de son véhicule. Sa vie est en danger en ce moment même ! La poursuite des frappes israélienne empêche les secours de l'atteindre", a écrit RSF sur X.
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Accepter Gérer mes choix"Il a fallu plusieurs heures de coordination pour que la Croix-Rouge ait l'autorisation de venir à son secours... sur le territoire libanais. Et même après cet accord, la route menant au village a été frappée", écrit sur Instagram le journaliste Arthur Sarradin, correspondant au Liban du quotidien français Libération, du groupe Radio France, et de la chaîne d’information française LCI.
"Une violation flagrante du droit international humanitaire", dénonce le Liban
Le ministre libanais de l'Information, Paul Morcos, a fait part sur X de sa "profonde tristesse" pour la mort de cette journaliste, "prise pour cible par l'armée israélienne alors qu'elle accomplissait son devoir professionnel".
"Le ciblage des journalistes est un crime grave et une violation flagrante du droit international humanitaire, face auxquels nous ne resterons pas silencieux", a-t-il ajouté, à la veille de la nouvelle session de discussions prévue entre les deux pays, au niveau des ambassadeurs, sous l'égide des États-Unis.
Le président du Liban, Joseph Aoun a lui aussi présenté ses condoléances sur X à la famille de la journaliste. Il a dénoncé "des crimes contre l’humanité punissables en vertu des lois et conventions internationales", estimant qu'Israël prenait "délibérément et systématiquement pour cible des journalistes" afin de "dissimuler la vérité sur ses actes d’agression contre le Liban".
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Accepter Gérer mes choixSelon l'Ordre des rédacteurs, 27 journalistes ont été tués dans des frappes israéliennes depuis le début du conflit, en octobre 2023. "Nous conseillons aux journalistes de se coordonner avec l’armée et les forces de sécurité légitimes dans les zones exposées aux attaques de l’occupation (israélienne), ainsi que la Finul et la Croix-Rouge libanaise, afin d’éviter toute aventure mortelle", indique l'association de journalistes libanais dans communiqué cité par L'Orient le jour.
En 2023 et 2024, sept journalistes ont été tués au Liban par les forces israéliennes dans le cadre de leur travail, a recensé pour sa part RSF, qui appelle à la protection des professionnels des médias.
"Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l'armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque israélo-américaine en Iran", écrivait l'ONG en mars.
Les frappes lancées par Israël sur le Liban depuis le 2 mars, ont fait 2 454 morts et plus d'un million de déplacés, selon le dernier bilan officiel.
Avec AFP
