
Une vue générale de l'usine du cimentier Lafarge à Jalabiya, le 19 février 2018, en Syrie. © Delil Souleiman, AFP
L'entreprise voulait maintenir ses activités en Syrie alors ravagée par la guerre. Le tribunal de Paris a condamné, lundi 13 avril, le cimentier français Lafarge ainsi que huit ex‑dirigeants pour financement du terrorisme. Les juges ont estimé qu’ils avaient versé de l’argent à des groupes jihadistes en 2013‑2014 afin de maintenir en activité leur usine en Syrie en pleine guerre.
La société, avalée depuis par l'entreprise suisse Holcim, a procédé à des paiements à trois organisations jihadistes dont le groupe État islamique (EI), à hauteur de près de 5,6 millions d'euros, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement. Cet argent leur a permis de "préparer des attentats terroristes", notamment ceux de janvier 2015 en France.
"Cette modalité de financement des organisations terroristes, et à titre principal de l'EI, a été essentielle comme participant à la mainmise de l'organisation terroriste sur les ressources naturelles de Syrie, lui ayant permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l'extérieur, notamment en Europe", a souligné la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez.
(AFP)
