
Logos des principales plateformes de réseaux sociaux, le 21 octobre 2020. © Denis Charlet, AFP
Alors que la France envisage une mesure similaire, la Grèce va interdire, à partir du 1er janvier 2027, l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, a annoncé mercredi 8 avril le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis dans une vidéo diffusée sur TikTok.
"Nous avons décidé d'aller de l'avant avec une mesure difficile mais nécessaire : interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans", a-t-il expliqué, précisant que la législation sera votée cet été et l'interdiction mise en vigueur au 1er janvier 2027.
"Un des premiers pays du monde"
"La Grèce appartient à un des premiers pays du monde à adopter une telle mesure", s'est félicité le chef du gouvernement, qui a aussi assuré qu'il faisait pression sur l'Union européenne pour qu'elle suive cette initiative.
L'Australie a été le premier pays à légiférer sur la question et à voter un texte entré en vigueur fin 2025 obligeant les plateformes à s'assurer que les utilisateurs ont au moins 16 ans et à supprimer les comptes d'utilisateurs trop jeunes.
Facebook, Instagram, X, Threads, Snapchat, TikTok, ou encore Twitch et son concurrent australien Kick se sont conformés à la nouvelle législation, sous peine d'amendes pouvant atteindre 28 millions d'euros.
Pour protéger les adolescents des algorithmes addictifs des réseaux sociaux, la France s'engage également dans cette voie, tout comme le Danemark ou l'Espagne.
"La science est claire"
Pour son annonce, le Premier ministre grec a choisi un réseau social plébiscité des jeunes utilisateurs et s'est adressé directement à la jeunesse : "Je sais que certains d'entre vous vont être fâchés (...). Notre but n'est pas de vous éloigner de la technologie mais de lutter contre l'addiction de certaines applications qui nuit à votre innocence et à votre liberté", a-t-il souligné. "La science est claire : quand un enfant est devant les écrans pendant des heures, son cerveau ne se repose pas."
Aux parents, Kyriakos Mitsotakis a aussi assuré que cette mesure "n'est qu'un outil qui ne remplacera jamais leur présence".
Avec AFP
