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États-Unis : Markwayne Mullin remplace Kristi Noem à la Sécurité intérieure
Le ⁠Sénat américain, ​où les pairs républicains de Donald Trump disposent ​d'une courte majorité, a confirmé lundi la nomination de Markwayne Mullin en tant que secrétaire à la ​Sécurité ‌intérieure en remplacement de Kristi Noem, démise de ses fonctions plus tôt ce mois-ci ‌par le président américain.
Le sénateur de l'Oklahoma Markwayne Mullin, le 18 mars 2026, lors de son audition pour le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure de Donald Trump. © Evan Vucci, Reuters

La nomination de Markwayne Mullin comme secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump a été confirmée, lundi 23 mars, par le Sénat américain.

L'actuel sénateur de l'Oklahoma a été approuvé pour ce poste au cœur de nombreuses polémiques aux États-Unis avec 54 voix pour et 45 voix contre.

Markwayne Mullin, 48 ans, va désormais arriver à la tête du ministère de la Sécurité intérieure (DHS) alors que ce dernier se trouve depuis plus d'un mois en situation de paralysie budgétaire.

L'opposition démocrate refuse en effet d'approuver le financement du DHS sans que d'importantes réformes soient apportées à l'ICE, la police de l'immigration chapeautée par ce ministère.

L'audition de Markwayne Mullin devant une commission du Sénat s'est tenue la semaine dernière, peu après le renvoi de Kristi Noem, fragilisée notamment par les opérations anti-immigration très critiquées des derniers mois à Minneapolis, au cours desquelles deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués par des agents fédéraux.

"Je n'aurais pas dû dire ça"

Lors de son audition, il a pris ses distances avec ses propres déclarations concernant Alex Pretti, qu'il avait qualifié d'"individu dérangé". "Je n'aurais pas dû dire ça, et en tant que ministre, je ne le ferais pas", a-t-il reconnu. "J'ai parlé trop vite. J'ai réagi à chaud sans connaître les faits."

Au sujet de l'ICE, décriée pour les méthodes brutales qu'elle a adoptées pour mener l'offensive anti-immigration revendiquée par Donald Trump, le sénateur républicain a évoqué sa vision selon laquelle il aimerait voir cette agence "devenir le moyen" utilisé pour expulser des migrants plutôt qu'être en "première ligne" à les arrêter à travers le pays.

Markwayne Mullin, qui a décrit le président américain comme un "ami", s'est fixé pour objectif que "d'ici six mois, [le DHS] ne fasse plus la une tous les jours".

Donald Trump a érigé la lutte contre l'immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une "invasion" des États-Unis par des "criminels venus de l'étranger" et communiquant abondamment sur les expulsions d'immigrés.

Mais son programme d'expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, y compris de la Cour suprême, majoritairement conservatrice, au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.

Avec AFP