
Robert Mueller, l'ancien procureur spécial américain, au ministère de la Justice à Washington, photographié le 29 mai 2019. © Mandel Ngan, AFP
L'Américain Robert Mueller, connu pour son rôle de procureur spécial chargé de l'enquête sur "l'ingérence russe" aux États-Unis, qui a empoisonné le début du premier mandat de Donald Trump, est mort à 81 ans, le président américain se réjouissant immédiatement de son décès samedi 21 mars.
Nommé procureur spécial en 2017, cet ancien directeur de la police fédérale (FBI) a supervisé pendant près de deux ans l'enquête sur une possible collusion entre le Kremlin et le candidat Donald Trump lors de la campagne de 2016.
Robert Mueller avait supervisé cette enquête dans le plus grand secret et avait rendu, en avril 2019, ses conclusions dans un rapport de plus de 400 pages. Il y décrivait les efforts russes pour aider Donald Trump en 2016, mais ajoutait ne pas avoir rassemblé de preuves d'un complot entre Moscou et l'équipe de campagne du milliardaire républicain.
Son décès, vendredi à l'âge de 81 ans, a été annoncé par sa famille dans un communiqué mentionné notamment par le New York Times. Le journal rapportait il y a quelques mois qu'il avait été diagnostiqué de la maladie de Parkinson.
"Je suis content qu'il soit mort"
Le président américain a très rapidement réagi sur sa plateforme Truth Social: "Robert Mueller vient de mourir. Bien. Je suis content qu'il soit mort. Il ne va plus pouvoir faire du mal à des innocents".

Dans son rapport de 2019, le procureur détaillait une série de pressions troublantes exercées par le locataire de la Maison Blanche sur son enquête et se disait incapable de le blanchir des soupçons d'entrave à la justice.
À la tête de l'enquête russe, Robert Mueller a toujours pris soin de rester dans l'ombre, s'exprimant par l'entremise de documents judiciaires largement protégés par le secret. Il déléguait les audiences à ses lieutenants. Jamais il n'a communiqué avec la presse, laissant son porte-parole livrer de laconiques "pas de commentaire".
Conscient du grand respect qu'il inspirait M. Mueller, le président Donald Trump s'était gardé de l'attaquer frontalement, même s'il avait dénoncé en boucle une injuste "chasse aux sorcières".
Avec AFP
