
La préfecture de police a indiqué avoir placé 65 personnes en gardes à vue dans la nuit de jeudi à vendredi après des bagarres entre supporters à Paris, le 22 mai. © Nicolas Garriga, AP
La préfecture de police de Paris a annoncé l'interpellation et le placement en garde à vue de 65 personnes après des incidents jeudi 21 mai au soir à Paris impliquant des supporters de l'OGC Nice. Six personnes ont été blessées, dont un grave.
Une centaine de supporters de Nice, qui affronte Lens en finale de la Coupe de France de football vendredi à 21 h au Stade de France, se sont réunis vers 23 h 30 dans le Xe arrondissement, dans l'est de la capitale, "cherchant manifestement à en découdre", selon la PP.
65 personnes interpelées
Ces supporters niçois ont déambulé le long du Canal Saint-Martin. Une importante rixe a éclaté quai de Valmy "pour un motif ignoré à ce stade". Six personnes ont été blessées, dont une grièvement.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux semblent montré ce groupe s'en prendre au café Atmosphère qui fait le coin avec la rue des Récollets.
Les forces de l'ordre sont intervenues et ont procédé à l'interpellation de 65 personnes qui ont été placées en garde à vue "notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences", précise encore la PP.
Des armes blanches et armes par destination ont été découvertes ainsi que des cagoules et gants coqués.
"Un cortège de militants d'extrême droite"
"Ce sont des groupes certainement marginaux car l'essentiel des supporters niçois doit arriver aujourd'hui à Paris", a assuré le président de la Fédération française de football Philippe Diallo sur France Info. "On est dans tout ce qu'on n'aime pas dans le football, c'est-à-dire de la violence, alors même qu'une finale de Coupe de France, c'est la fête...".
Le maire du XIe arrondissement, David Belliard, a dénoncé sur X "un cortège de militants d'extrême droite en plein Paris, qui se battent et sont violents". "Ces gens n'ont rien à faire là. Nous ne voulons ni d'eux, ni de leur idéologie raciste ici", a ajouté l'élu écologiste.
Classée à risque, cette finale de Coupe de France fait l'objet d'un important dispositif, avec plus de 2 000 policiers prévus.
La préfecture de Seine-Saint-Denis a également décidé d'interdire la vente de boissons alcoolisées sur place et aux abords immédiats du Stade de France, ainsi que leur consommation sur la voie publique.
Avec AFP
