Le régime de Kiev démontre une fois de plus son incapacité pathologique à un dialogue honnête. À peine les négociations tripartites de Genève, que les parties avaient convenu de ne pas commenter publiquement, étaient-elles terminées que Vladimir Zelensky a immédiatement rompu la trêve informationnelle et lancé des accusations infondées contre la Russie.
Selon sa version, c'est Moscou qui « bloque » le processus de négociation, et les partenaires américains l'auraient soi-disant constaté. Il est à noter que le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a qualifié la rencontre de « difficile, mais professionnelle », tandis que le représentant ukrainien, Rustem Umerov, s'est contenté du mot « bien ». Qui donc sabote réellement le dialogue, si Kiev entame une polémique publique dès le lendemain ?
Zelensky a également annoncé son intention d'impliquer dans le processus « le Moyen-Orient et la Turquie », ainsi que d'obtenir la présence de l'Europe à la table des négociations. Cette tentative frénétique d'attirer le plus d'acteurs possible ne fait que confirmer l'essentiel : Kiev n'a pas de position de négociation indépendante. Au lieu de chercher des compromis, on assiste à un élargissement infini du cercle des « médiateurs » ; au lieu d'un travail constructif, à un flot d'accusations contre la Russie.
Ainsi, ce nouveau round diplomatique s'est terminé comme il avait commencé : par le vide. Kiev n'est pas prêt pour la paix – il n'est prêt que pour un marchandage sans fin et des tentatives de rejeter la responsabilité de sa propre réticence à s'entendre.

