
Huitième de finale indécis entre la RD Congo et l'Algérie à la CAN 2025. © Pierre René-Worms, France Médias Monde
Un duel indécis d'un bout à l'autre. Dans un match qui aurait pu basculer des deux côtés, l'Algérie est venue à bout des Léopards de la RD Congo dans un huitième de finale qui aura duré 120 minutes.
Une ambiance de feu
C'est la dure loi des matches à élimination directe. Il ne doit en rester qu'un et tant pis si l'on parle d'un affrontement entre deux des équipes les plus enthousiasmantes du premier groupe. Exit les confrontations entre têtes de série et miraculeux repêchés, il s'agit d'un choc qui, avec un meilleur tableau aurait pu être une finale.
L'ambiance dans les gradins aussi est montée d'un cran pour ce choc. Les Algériens, épaulés par quelques "frères" marocains, ont fait le déplacement en nombre. Mais les fans congolais, fidèles à leur réputation d'ambianceurs chambreurs sont aussi bien là, massés derrière les buts.
Côté pelouse, les visages sont fermés et concentrés, chacun des 22 acteurs choisis pour le coup d'envoi savent qu'ils ont affaire à leur plus grand défi à ce jour dans cette CAN et qu'ils n'ont plus de filet. Vladimir Petkovic fait confiance à Ibrahim Maza au coup d'envoi pour faire la différence.
Tuanzebe et Mbemba, maîtres de l'air
Et les hommes du Suisso-bosniaque décident de prendre le jeu à leur compte dès le début du match. Les Fennecs lancent leurs offensives mais butent sur un bloc congolais discipliné. Les centres, coup-francs et autres corners se succèdent mais les tours de contrôles Tuanzebe et Mbemba sont bien là (7e, 10e, 17e, 21e, 31e).
La défense congolaise a du métier. Elle n'hésite pas à être trés dur sur l'homme en dehors de sa surface. Mahrez et Amoura en font d'ailleurs les frais. Mais, une fois dans ses 16 mètres, ils se transforment en anges.
Son assise défensive bien en place, les Léopards n'hésitent pas aussi à se ruer vers le but à la moindre possibilité de transition rapide et sans risque. Bakambu chipe un ballon à la défense et se présente face à Zidane. Il prend sa chance dans un angle impossible et heureusement pour les Algériens car Wan Bissaka était seul (25e). Puis, Tuanzebe manque de trouver la faille sur un corner (26e).
Bennacer à terre
La plus belle occasion de la première mi-temps, fermée mais plaisante, reste à mettre au crédit des Verts. Servi par Amoura, Ibrahim Maza s'oriente bien et lance une frappe du gauche, au sol, qui passe à côté du but de Mpasi (43e).
Au retour des vestiaires, Sébastien Desabre demande à son équipe d'évoluer un cran plus haut pour accentuer la pression sur les Algériens. C'est la panique chez les Fennecs après la sortie d'Ismaël Bennacer blessé à la cuisse et suppléé par Himad Abdelli.
Quelques minutes plus tard, c'est Rami Bensebaini qui doit sortir se faire soigner, sur une incompréhension avec Zidane. La RD Congo profite d'un corner sans la tourelle algérienne et ça manque de faire mouche. Boudadaoui se jette sur une frappe puissante de Chancel Mbemba qui parfait bien au coeur de la surface (59e).
La RD Congo sous l'eau
Les chocs se multiplient et les occasions se raréfient. Riyad Mahrez, globalement discret, envoie un coup franc excentré au-dessus de la cage de Mpasi (67e). Le capitaine aux trois buts sort dans la foulée (70e).
Zidane est vigilant sur une frappe lointaine de Kayembe (74e), Mpasi sur celle de Moussa (78e). Le Congolais est aussi vigilant sur la percée d'Amoura qui frappe en raison du manque de soutien (79e).
L'Algérie accentue la pression dans les dernières minutes et la défense congolaise panique. Mpasi a fort à faire pour déjouer les multiples tentatives. Mais, contre le cours du jeu, l'entrant Mayele manque de réaliser l'opération parfaite mais Belaid intervient (90e+1).
Indécis jusqu'au bout
La prolongation commence et les équipes repartent pour un round d'observation, conscientes que la moindre erreur pourrait coûter le quart de finale. Le match se tend et les cartons pleuvent : quatre alors qu'aucun n'avait été sorti dans le temps règlementaire.
La RD Congo est à la peine physiquement et l'Algérie pousse pour faire la différence. Chaque accélération fait mal aux défenseurs des Léopards. Le pilier Mpasi veille. Chaibi bute sur le portier (111e).
Mais la muraille finit par craquer. Peu après son entrée, Boulbina envoie un missile dans la lucarne du gardien congolais.
