
L'État expose à la Chambre des députés, pendant un mois, un crucifix attribué à Michel-Ange. Sculpté vers 1495 dans du bois de tilleul, il a été racheté par l'Etat italien le 1er décembre pour la somme de 3,25 millions d'euros.
AFP - Les Italiens vont pouvoir admirer gratuitement pendant un mois un crucifix attribué à Michel-Ange, récemment acheté par l'Etat et exposé depuis mardi à la Chambre des députés à Rome.
"C'est une oeuvre d'une beauté suprême", a commenté le président de la République Giorgio Napolitano lors de la présentation du crucifix.
Sculpté vers 1495 dans du bois de tilleul et d'une hauteur de 41 cm environ, il a été racheté par l'Etat italien le 1er décembre pour la somme de 3,25 millions d'euros.
Son propriétaire, un antiquaire de Turin (nord), l'avait acquis auprès d'une famille florentine, selon l'agence de presse Ansa.
Le prix du marché de cette oeuvre était estimé à 30 millions d'euros, mais le droit de préemption exercé par l'Etat l'a fait baisser à 18 millions puis à 3,25 millions, la somme effectivement payée.
Il avait été exposé à Florence en 2004, l'année où il a été attribué à Michel-Ange.
"L'achat de cette oeuvre représente pour nous une grande satisfaction, un enrichissement de notre patrimoine historique et artistique et évite qu'elle ne parte éventuellement à l'étranger", avait récemment souligné le ministre de la Culture Sandro Bondi.
"Les documents (concernant l'oeuvre de Michel-Ange) ne permettent pas d'avoir de certitude mais la comparaison des styles permet de façon très raisonnable d'attribuer l'oeuvre à Michel-Ange", avait estimé Antonio Paolucci, directeur des musées du Vatican.
Selon Sandro Bondi, l'oeuvre pourrait être prêtée à la National Gallery de Washington.
Après Rome, le crucifix doit rejoindre un musée de Florence en Toscane, région d'origine du célèbre artiste italien.