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Alors que certains personnels des musées sont en grève pour dénoncer des réductions de postes, le ministre de la Culture, en poste depuis cinq mois, ne veut rien céder.

AFP - L'appel à la grève lancé par les organisations syndicales du ministère de la Culture a été relativement peu suivi mercredi dans les musées et monuments nationaux, entraînant cependant la fermeture au public de plusieurs établissements, notamment Orsay et l'Arc de Triomphe.

Selon le ministère, le pourcentage de grévistes étaient de 4,5%, avec "peu de sites fermés au public".

L'intersyndicale CGT, CFDT, SUD, FO, CFTC, FSU, UNSA du ministère avait appelé à une grève reconductible sur l'ensemble du ministère à partir de ce mercredi 2 décembre. Les syndicats protestent contre les réductions d'effectifs à venir, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui prévoit le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

A l'issue de plus de deux heures d'entretien avec le ministre, Frédéric Mitterrand, l'intersyndicale a dénoncé dans la soirée "une fin de non recevoir absolue", notamment sur les suppressions d'emplois.

"Demain, la grève va s'élargir", a affirmé le secrétaire national Force Ouvrière Culture, Roger Martinez. Dominique Noël de Sud Culture a également appelé à la poursuite de la grève. Des Assemblée générales du personnel doivent décider jeudi de la suite du mouvement.

Sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et le remplacement prévu d'un départ à la retraite sur deux, "nous avons maintenu notre position, qui est celle qui a été adoptée par le gouvernement", a indiqué pour sa part à l'AFP le directeur de cabinet du ministre, Pierre Hanotaux.

Mais "certaines spécificités" peuvent être prises en compte, a-t-il indiqué, en soulignant "une avancée très significative" au Centre Pompidou à Paris dont la direction a proposé de ramener à 18 au lieu de 26 le nombre de suppressions d'emplois prévues en 2010. "Le ministre appelle au dialogue, mais nous avons fait le maximum des efforts possibles", a-t-il dit.

Sur les 31 musées nationaux en France, six étaient fermés en raison de la grève, selon la Direction des musées nationaux.

A Paris, outre le Centre Pompidou, en grève depuis le 23 novembre, le musée d'Orsay, le musée Rodin, le musée Gustave Moreau étaient fermés, selon la direction des musées de France. En province (où se trouvent six musées nationaux), le musée du château de Pau et le musée Picasso de Vallauris étaient fermés pour la même raison.

Du côté des monuments historiques, six sur 96 étaient fermés en raison de la grève, selon le Centre des monuments nationaux (CMN).

A Paris, l'Arc de Triomphe et la Sainte-Chapelle étaient fermés. Le château d'Azay-Le-Rideau, les remparts d'Aigues-Mortes, le château et les remparts de Carcassonne et la tour de la chaîne à la Rochelle n'étaient pas accessibles au public pour cause de grève.

L'ensemble du Domaine national de Versailles et Trianon et le domaine de Marly ont été ouverts normalement, avec une heure de retard pour attendre le résultat de l'assemblée générale des personnels.

Une assemblée générale s'est également tenue au Louvre mais le musée a été en mesure d'ouvrir. Les visiteurs ont bénéficié pour cette journée d'un demi tarif, sauf pour l'exposition temporaire "Rivalités à Venise" qui reste au tarif plein, a indiqué la direction du Louvre.

Le Centre Pompidou, en grève depuis le 23 novembre, est toujours fermé. Il est particulièrement touché par la réduction d'effectifs.