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Sur les 280 000 Tamouls qui avaient fui les combats entre l'armée et les Tigres et qui avaient été placés de force dans des camps surpeuplés, près de la moitié ont été libérés. Les autres devraient être rentrés chez eux fin janvier, selon Colombo.

AFP - Le Sri Lanka a libéré plus de la moitié des milliers de civils déplacés pendant le conflit contre la rébellion tamoule, parqués depuis des mois dans des camps gouvernementaux, a annoncé vendredi le ministre des droits de l'Homme.

"Nous estimons que les conditions de sécurité permettent désormais d'autoriser les gens à rentrer chez eux", a déclaré à la presse le ministre, Mahinda Samarasinghe.

Selon lui, 136.328 réfugiés, parmi lesquels des femmes et des enfants, demeurent encore dans les camps situés au nord de l'île, contre 280.000 personnes déplacées à la fin du conflit contre la rébellion séparatiste des Tigres tamouls, en mai dernier.

Quelque 41.000 personnes ont pu quitter les camps en octobre, soit le plus grand nombre de départs autorisés en une seule fois, selon les chiffres officiels.

"Même si je suis tout à fait conscient de l'inopportunité de garder des civils pendant longtemps, le gouvernement n'est pas convaincu qu'il est bon de les renvoyer dans des zones n'ayant pas été entièrement nettoyées", a poursuivi le ministre.

"Soyez patients, la plupart des réfugiés seront rentrés chez eux fin janvier l'an prochain", a-t-il assuré.

Selon lui, 1,5 million de mines doivent encore être désamorcées et des infrastructures de base doivent encore être mises en place pour permettre aux réfugiés de reprendre une vie normale.

Le responsable des affaires humanitaires à l'ONU, John Holmes, qui s'est rendu cette semaine au Sri Lanka pour évaluer la situation des personnes déplacées, a exhorté jeudi Colombo à libérer les réfugiés encore parqués et à améliorer leurs conditions de vie dans les camps.

En mai, le Sri Lanka avait proclamé sa victoire militaire contre le mouvement séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) en s'emparant de leur dernière poche dans le nord-est de l'île, mettant fin à 37 années de conflit qui ont fait de 80.000 à 100.000 morts.