
Dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, plus de 1 000 personnes ont besoin d'une évacuation médicale urgente. L'offensive du régime syrien, qui vise à reprendre ce bastion rebelle, a fait 1 144 morts depuis le 18 février.
Plus de 1 000 personnes ont besoin d'une évacuation médicale urgente dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, cible depuis trois semaines d'une offensive meurtrière du régime syrien, selon les Nations unies.
L'enclave rebelle subit un siège asphyxiant depuis 2013, ayant rendu quasiment impossible l'accès à la nourriture et aux médicaments pour ses quelque 400 000 habitants.
"Plus d'un millier de personnes doivent urgemment être évacuées de l'enclave rebelle pour des raisons médicales. Il s'agit, en majorité, de femmes et d'enfants", a indiqué Linda Tom, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Damas.
Selon l'Ocha, figurent 77 "cas prioritaires" parmi le millier de malades ou blessés nécessitant une sortie urgente du bastion rebelle encerclé.
Des pourparlers en cours
À la faveur de leur avancée sur le terrain, elles ont divisé ce dernier bastion insurgé aux portes de Damas en trois secteurs : au nord, la grande ville de Douma et sa périphérie - sous le contrôle du groupe Jaich al-Islam -, à l'ouest Harasta - où se trouvent les combattants du groupe Ahrar al-Cham- et enfin le reste des localités au sud - aux mains de Faylaq al-Rahmane, avec une présence limitée de Hayat Tahrir al-Cham (autrefois lié à Al-Qaïda).
Le régime syrien mène des négociations sur le sort de chacune des trois parties du secteur rebelle de la Ghouta, a par ailleurs rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) lundi.
Les négociations sont menées séparément avec des représentants de chacun des trois secteurs -notables ou groupes rebelles - et portent selon les cas sur la création de zones de "réconciliation", l'évacuation de combattants voire celle de civils, a affirmé l'OSDH.
Hôpitaux visés et professionnels de santé tués
Selon l'ONU, depuis le début de loffensive, 28 hôpitaux, cliniques et dispensaires ont été visés et neuf professionnels de santé ont été tués depuis le début de l'offensive, d'après la même source.
Dans cette région stratégique aux portes de la capitale, les forces loyalistes étouffent chaque jour davantage l'enclave soumise à un siège asphyxiant depuis cinq ans. Damas en contrôle désormais près de 60 %, d'après l'OSDH.
L'offensive du régime syrien qui vise à reprendre l'intégralité de ce dernier bastion rebelle en lisière de la capitale a fait depuis le 18 février 1 144 morts, dont 240 enfants, et plus de 4 400 blessés, selon l'OSDH.
Ces victimes viennent s'ajouter à l'effroyable bilan humain de la guerre en Syrie, déclenchée il y a bientôt sept ans et qui a désormais fait plus de 350 0 00 morts, d'après l'ONG.
Avec AFP