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Corse : "Bras de fer avec les nationalistes"

À la une de la presse française, le discours très attendu d'Emmanuel Macron au deuxième jour de sa visite en Corse, "l'avalanche de neige" sur la France mais aussi le "mythe du parent parfait" à l'heure de l'éducation bienveillante.

Quelle sera la vision d’Emmanuel Macron sur l’avenir de la Corse et son rapport à la République ? La presse française titre ce matin sur l’enjeu de son discours à Bastia qui se veut fondateur.

Libération anticipe un message de fermeté à l’image de son hommage, la veille, à Claude Érignac, préfet assassiné il y a vingt ans. Selon le quotidien de gauche, Emmanuel Macron a posé le principe d’une "justice sans complaisance, sans oubli et sans amnistie pour les assassins du préfet" et "son refus de toute requête qui ferait sortir la Corse du giron républicain". Le Parisien titre de son côté sur le bras de fer avec les nationalistes. Le quotidien annonce un geste du président sur le rapprochement des prisonniers politiques. Mais pour le reste - inscription de la Corse dans la Constitution, co-officialité de la langue corse, amnistie des prisonniers-, il devrait rester inflexible, prédit le quotidien.

Pour Le Figaro, cette fermeté affichée est bien la preuve qu’Emmanuel Macron n’est pas prêt à négocier avec les nationalistes.

Les relations entre la Corse et Paris risquent aussi de se refroidir encore un peu plus avec cette visite présidentielle. Dans Les Échos, Cécile Cornudet écrit qu'il y a eu, mardi, "les mots et les symboles". Selon elle, "l’avenir de la Corse ne peut s’inscrire hors de la République". Pas d’autonomie, pas d’amnistie rien qui n’entame l’unité républicaine …

Côté métropole, gare à "l’avalanche de neige sur la France", titre en une Le Parisien. Le journal revient sur ce record absolu de bouchons : 739 km relevés hier soir en Île-de-France, et des milliers d’automobilistes pris au piège. L’État a-t-il suffisamment de moyens pour faire face à ces vagues de froid exceptionnelles ?, s’interroge le quotidien. En attendant, les Français, eux, s’organisent pour y faire face. À 70 ans, Yves a un peu hiberné après être allé trois fois au cinéma, ce qui ne lui arrive jamais. L’édito appelle le lecteur à la raison. "Après des semaines de pluie et de douceur, ces premières neiges d’ampleur apparaissent presque comme un repère rassurant au cœur de l’hiver. Il y a toujours des saisons".

Difficile d’être parent, conçoit Libération en une qui titre sur le "mythe du parent parfait". Une question qui s’inscrit dans le cadre de la campagne de la Fondation pour l’enfance contre les violences éducatives ordinaires. Un an après la censure de la loi anti-fessées, cette campagne témoigne de l’engouement actuel pour la "parentalité bienveillante". Savoir écouter ses enfants, négocier avec eux au lieu de crier, c’est ce qu’apprennent les parents qui participent à des stages pour pères et mères dépassés. Progrès ou illusion, s’interroge Libération ?