
Les militants socialistes, qui avaient le choix jeudi entre quatre programmes pour définir la ligne du Parti socialiste en vue de 2017, ont choisi celui porté par le gouvernement. De quoi calmer les frondeurs et rassurer l’exécutif français.
C’est une bonne nouvelle pour le gouvernement français avant le Congrès du Parti socialiste, le 5, 6, 7 juin, à Poitiers. Les militants socialistes, qui ont dû choisir entre quatre programmes jeudi 21 mai pour définir la ligne du parti avant le congrès du PS à Poitiers en juin, ont voté en grande majorité pour celui soutenu par l’exécutif français.
Ce programme - ou "motion A" - était porté par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. Il obtiendrait selon des résultats partiels un score supérieur à 60 % : une bonne nouvelle pour François Hollande et Manuel Valls, dont la marge de manœuvre devrait être plus large d'ici la fin du quinquennat.
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Autre satisfaction pour le parti au pouvoir : l’échec des frondeurs lors de ce scrutin. Ces trouble-fêtes du parti qui dénoncent la politique gouvernementale, n’auraient pas obtenu plus de 30 % des voix, selon ces mêmes résultats partiels. Ils représentaient la "motion B".
Ce vote sans équivoque des militants socialistes ne peut que conforter l'exécutif, qui a eu fort à faire pour maîtriser les soubresauts de sa majorité à l'Assemblée, se trouvant même contraint à recourir au 49-3 pour faire adopter la loi Macron.
Fort taux de participation
La satisfaction était donc visible, jeudi soir, au siège du PS. Beaucoup craignaient une désaffection des militants socialistes, souvent présentés comme perplexes ou désorientés par la politique du gouvernement. Plusieurs responsables socialistes avaient d'ailleurs manifesté une très grande prudence sur le taux de participation.
Pourtant, celui-ci "semble s'orienter vers un chiffre de 55-56%, c'est-à-dire plus d'un adhérent sur deux, le même taux de participation qu'au congrès de Toulouse" en 2012, a souligné le député Christophe Borgel, pour qui le vote des militants a permis une "clarification" sur ce que devra être la ligne politique du PS d'ici 2017.
Il y a une "volonté assez nette (des militants PS), tout en ayant des exigences, de s'engager dans la réussite de la fin du quinquennat avec le président de la République et le gouvernement", s'est-il empressé d'analyser.
En vue du congrès qui se tiendra à Poitiers du 5 au 7 juin, la motion du premier secrétaire bénéficiait du soutien de la quasi-totalité des ministres et du Premier d'entre eux, Manuel Valls, ainsi que de Martine Aubry, l'ancien numéro un du parti, qui fut pourtant souvent critique à l'égard du gouvernement depuis 2012.
Avec AFP