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L'opposition appelle à manifester contre le président Saakachvili

L'opposition espère rassembler des dizaines de milliers de personnes ce jeudi dans les rues de la capitale Tbilissi pour demander la démission du président Mikheïl Saakachvili, tenu responsable de la défaite militaire contre la Russie en août.

AFP - L'opposition géorgienne appelle à la mobilisation générale à compter de jeudi pour tenter de faire tomber le président Mikheïl Saakachvili, tenu responsable de la défaite militaire contre la Russie en août et de ses conséquences.

Les leaders de l'opposition ont promis de rassembler au moins 100.000 personnes jeudi dans les rues de Tbilissi et de continuer à manifester tant qu'une nouvelle élection présidentielle ne sera pas convoquée.

Le mécontentement contre le président Mikheïl Saakachvili ne cesse de croître depuis la guerre éclair avec la Russie pour le contrôle de l'Ossétie du Sud, qui a entraîné la reconnaissance par Moscou de cette république ainsi que de l'Abkhazie, autre territoire séparatiste pro-russe de Géorgie.

Ses détracteurs, dont plusieurs anciens alliés, l'accusent également de persécuter des opposants, de contrôler les médias et de ne rien faire contre la pauvreté.

L'opposition est toutefois profondément divisée ce qui réduit ses chances d'obtenir la démission de Mikheïl Saakachvili, élu pour un deuxième mandat en janvier 2008 après avoir été porté au pouvoir par la Révolution démocratique et pro-occidentale de la rose fin 2003 dans cette ex-république soviétique.

En attendant, la situation est très tendue.

Plusieurs membres du parti de l'ex-présidente du Parlement Nino Bourdjanadzé, passée dans l'opposition, ont été arrêtés ces dernières semaines, accusés de recel d'armes et de préparation d'une attaque armée ce qui alimente les craintes de troubles.

Toutes les unités de police à Tbilissi seront en état d'alerte et 3.000 policiers mobilisés pour la manifestation. Mais "la police ne devrait pas intervenir. Nous sommes surveillés de près à cause de notre passé récent", a estimé le Premier ministre Nika Guilaouri.

Le patriarche orthodoxe géorgien Ilia II, l'une des personnalités les plus respectées en Géorgie, a appelé de son côté "les autorités, l'opposition et l'armée géorgienne à ne pas recourir à la force quelles que soient les circonstances".