logo

GDF-Suez touchée à son tour par la polémique sur les stock-options

La CGT appelle des salariés de GDF-Suez à la grève pour protester contre l'octroi de stock-options d'une valeur estimée à 10,5 millions d'euros aux deux dirigeants de l'entreprise, Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli.

AFP - La CGT a appelé mercredi les salariés des terminaux méthaniers GDF-Suez de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) à la grève reconductible à compter de 21H00 pour protester contre les stock-options octroyés aux deux dirigeants du groupe.

En pleines négociations avec la direction du groupe sur le pouvoir d'achat et alors que la direction "traîne des pieds", "tout d'un coup, on découvre que Gérard Mestrallet (le PDG de GDF-Suez) et Jean-François Cirelli (le vice-président du groupe) s'octroient 10 millions d'euros de stock-options", a expliqué à l'AFP Philippe Lepage, délégué CGT du terminal de Montoir.

GDF-Suez a confirmé mercredi à l'AFP des informations diffusées sur internet selon lesquelles M. Mestrallet a reçu 830.000 stock-options (valeur estimée à 7,7 millions d'euros) et M. Cirelli 300.000 (2,8 millions d'euros).

Alors que des grèves touchent déjà plusieurs secteurs du groupe GDF-Suez, la CGT a appelé les 430 salariés des deux terminaux méthaniers français, regroupés dans la filiale Elengy de GDF-Suez, à cette grève reconductible.