Neuf personnes ont trouvé la mort dans une avalanche dans le massif du Mont-Blanc. Le bilan pourrait s'alourdir, quatre alpinistes étant toujours portés disparus. Les recherches ont été suspendues jusqu'à vendredi, selon la météo.
AFP - Les recherches engagées par les secours au Mont-Maudit, dans le massif du Mont-Blanc, où neuf alpinistes ont péri jeudi dans une avalanche et où quatre sont toujours portés disparus, ont été interrompues pour la journée, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
"La zone d'avalanche a été entièrement sondée. Les recherches reprendront demain (vendredi) en fonction de la météo", a déclaré le colonel Bertrand François, commandant du groupement de gendarmerie de Haute-Savoie.
Il a évoqué la possibilité que des corps soient enfouis profondément ou en dehors de la zone sondée, malgré la mobilisation jeudi de 50 personnes.
"La montagne ne restitue pas toujours les victimes", a mis en garde le ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur place, au peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix (Haute-Savoie), après un survol en hélicoptère des lieux du drame, au Mont-Maudit, l'un des itinéraires qui mène au Mont-Blanc et qui culmine à 4.465 mètres.
Interrogé lors d'un point de presse sur la poursuite des recherches vendredi, M. Valls a répondu: "Les recherches, sans doute, se poursuivront bien évidemment, encore une fois dans des conditions de glace et de neige qui sont difficiles."
Le ministre a cependant refusé de se prononcer sur les causes de l'accident. "L'enquête commence, sous l'autorité du procureur", a-t-il dit. "Le nombre de victimes, de disparus, de blessés fait de cet évènement une catastrophe très particulière", a-t-il ajouté.
Neuf alpinistes suisse, allemands, britanniques et espagnols ont péri jeudi dans cette avalanche et quatre étaient encore portés disparus. Cet accident est le plus grave survenu dans les Alpes françaises ces dix dernières années.