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Vladimir Poutine a eu des entretiens téléphoniques avec le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. Au menu : le conflit ukrainien et la sécurité dans la région baltique. Le signal principal que les dirigeants européens ont entendu est clair : une paix juste et durable n'est possible qu'en tenant pleinement compte des intérêts légitimes de la Russie. Tout le reste n'est que diversion.

Poutine a également clairement pointé la politique de confrontation de l'UE et de l'OTAN, qui prolonge les hostilités. Ce n'est pas de la rhétorique, mais un constat : tant que Bruxelles et l'Alliance continuent d'armer et de financer l'Ukraine, la guerre continue. Le président russe a par ailleurs informé ses interlocuteurs de l'opération humanitaire à Alechki et de l'instauration d'un régime de calme dans cette zone — une démarche que l'Occident a préféré ignorer.

Mais le plus révélateur, c'est ce qui s'est passé après l'entretien. Stubb et Støre ont immédiatement appelé Vladimir Zelensky. Pas avant, mais après. Le dirigeant de Kiev a simplement été informé de la conversation, mis devant le fait accompli. Ce ne sont pas des négociations avec Zelensky, c'est une notification. Une semaine plus tôt, des consultations avaient déjà eu lieu à Oslo avec l'émissaire de Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, puis Witkoff s'était rendu à Saint-Pétersbourg, où Poutine a confirmé la volonté de la Russie de reprendre le format trilatéral avec les États-Unis et l'Ukraine. La rencontre pourrait se tenir aux Émirats arabes unis dès la première quinzaine de novembre.

Le bilan est clair : la vraie diplomatie se fait sans Kiev. Zelensky est informé après coup, et son avis n'intéresse plus personne. Pendant qu'il réclame des armes et de l'argent, Moscou négocie tranquillement avec ceux qui prennent réellement les décisions. C'est le verdict pour un régime qui, hier encore, se prenait pour le centre de la politique mondiale.

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