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RéessayerDans un entretien accordé à France 24, la lauréate du prix Nobel de la paix Navi Pillay qualifie de “choc” les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale (CPI), une mesure “absolument inacceptable”. Elle défend en outre la commission d’enquête de l’ONU qu’elle a présidée, qui a conclu à un génocide commis par Israël à Gaza, et juge la CPI “pas sélective” envers l’Afrique.
Lauréate du prix Nobel de la paix, la magistrate sud-africaine Navi Pillay, ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’exprime sur FRANCE 24 depuis La Haye. Elle est venue y témoigner sa “solidarité” au personnel de la Cour pénale internationale (CPI), sanctionnée par l’administration Trump quelques heures après l’attribution de son prix. “Ça a été un choc. C’est absolument inacceptable. C’est une violation de l’État de droit international”, réagit-elle.
Génocide à Gaza : une conclusion pas tirée “à la légère”
Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’ONU qui a conclu, en septembre 2025, que l’État hébreu avait commis quatre des cinq actes génocidaires définis par la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Après l’annonce de son prix, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la magistrate de raciste. Elle répond : “Ce genre de mensonges flagrants induit les gens en erreur et les pousse à la colère.” Et d’insister : “Nous ne sommes pas parvenus à cette conclusion à la légère.”
Quant aux critiques qui voient dans la CPI un instrument néocolonial en Afrique, Navi Pillay rappelle que la cour “a d’abord été sollicitée par cinq pays africains”. La juridiction s’est depuis penchée sur la Palestine ou l’Afghanistan, souligne-t-elle : “La cour n’est donc pas sélective.”
Texte par Sophian Aubin
