Depuis le Qatar, où il achève une tournée de trois jours dans le Golfe, Emmanuel Macron a de nouveau appelé à "la fermeté" envers les auteurs des violences et, promettant "la transparence", il a convoqué une réunion jeudi avec les services de renseignement, accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation sociale du 17 octobre.
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Réessayer"La main ne doit pas trembler au sommet de l'État", a estimé, mercredi 21 octobre, Emmanuel Macron, justifiant le maintien, très critiqué, de sa tournée dans le Golfe au lendemain d'un week-end de violences en France.
"Il ne doit pas y avoir de fébrilité", a-t-il appuyé. "Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche", a insisté le président français lors d'une conférence de presse à Doha, après trois jours de visites notamment destinées à sécuriser les approvisionnements en carburant de la France.
"J'assume totalement d'avoir maintenu ce qui était prévu, d'abord pour l'image de la France dans cette région, ensuite par rapport à nos compatriotes", a-t-il dit.
Il a assuré que les résultats de ce déplacement serviront au pays "dans les semaines et les mois qui viennent".
Le président a par ailleurs assuré vouloir "la transparence" sur les violences en marge des manifestations du 17 octobre.
Il a affirmé qu'il tiendrait jeudi matin "une réunion avec l'ensemble des services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé".
Le renseignement est accusé d'avoir mal anticipé la mobilisation sociale du samedi 17 octobre, qui a donné lieu à de nombreuses violences et des pillages dans plusieurs villes.
La situation "ne requiert pas d'état d'urgence"
Emmanuel Macron a assuré que les mesures prises depuis le début de semaine, tels que les couvre-feux localisés, ont permis de "retrouver le calme". Il a promis de faire preuve de "fermeté" pour éviter "un retour de ces scènes inacceptables".
Le chef de l'État a en revanche jugé que la situation "ne requiert pas d'état d'urgence" à ce stade.
Emmanuel Macron a aussi affirmé qu'"aucune violence n'est légitime", "ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes". Il a jugé qu'il y avait "eu trop de gens ambigus" sur cette question, sans préciser qui il visait.
Le maire Insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko avait notamment déclaré en soutenant les lycéens mobilisés en septembre que "la violence, à un moment donné, peut être légitime" même s'il est préférable de "l'éviter".
Emmanuel Macron a affirmé que la réunion prévue jeudi entre les partis politiques et le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour but de "responsabiliser tout le monde dans ce contexte".
Enfin, il s'en est vivement pris "aux dirigeants étrangers" qui "font campagne sur le dos de la France" en tenant "des commentaires inacceptables autant que stupides" dans une allusion à des propos de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu sur les violences intervenues en France.
Si le président français n'a pas constaté "d'ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés" ce week-end, il a dénoncé "une manipulation étrangère de l'information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers".
Avec AFP
