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Image de couverture : Un supermarché pillé dans le 2e arrondissement de Paris © France 24
Écouter (04:28 min)
A retrouver dans l’émission
Temps de lecture 1 min

Le ministre en charge des Commerces, Serge Papin, a réuni lundi matin à Bercy les représentants des commerçants, des artisans et des restaurateurs, ainsi que les banques et les assurances. Le bilan des dégâts reste provisoire.

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour et président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), estime que plus de 1 500 commerces ont été directement touchés. Carrefour compte une cinquantaine de magasins visés, dont 19 pillés. À l’échelle des entreprises représentées par la FCD, la facture pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros.

Réparer les locaux, remplacer le matériel et refaire les stocks : les coûts s’ajoutent aux journées sans ventes. L’indemnisation dépend des garanties souscrites ; la couverture des pertes d’exploitation est facultative. Les organisations du tourisme et de la restauration alertent aussi sur les conséquences possibles pour l’image de la France et la confiance des visiteurs.

Ces violences frappent des commerces déjà fragilisés. Certains remboursent encore leur prêt garanti par l’État souscrit pendant le Covid. Dans les villes de moins de 50 000 habitants, la vacance commerciale a atteint 13,5 % en 2025, contre 8,5 % en 2017.

Par :
Christophe DANSETTE