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Donald Trump a annoncé que l’exécution de Nidal Hasan, condamné pour avoir tué 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood en 2009, ne serait finalement pas retransmise en direct. Le projet, imaginé par le ministre de la Défense Pete Hegseth, avait suscité une vive indignation aux États-Unis, y compris dans les rangs républicains.

Le président Donald Trump s’exprimant dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington, le 28 septembre 2026. © Alex Brandon, AP

Donald Trump a annoncé, jeudi 15 octobre, que la mise à mort par peloton d'exécution militaire du meurtrier de soldats américains ne sera finalement pas diffusée en direct. Une éventualité qui avait soulevé l'indignation aux États-Unis lors de son annonce.

"Il sera exécuté, comme prévu, par un peloton d'exécution, mais cet événement ne sera pas retransmis en direct", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas, où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, au cours d'un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.

Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il a été condamné à mort en 2013.

Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, avait annoncé que son exécution serait diffusée en direct.

Une diffusion en direct vivement contestée

Cette décision avait soulevé un tollé aux États-Unis, jusque dans les rangs républicains.

Le vice-président JD Vance avait lui-même pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales et masculinistes.

"Je pense que la diffusion en direct de l'exécution, à la vue de tous, aurait pu constituer un puissant moyen de dissuasion pour le monde entier, qui aurait ainsi pu constater comment les États-Unis traitent les terroristes et la racaille comme Hasan", a estimé Donald Trump dans son message.

"Cependant, de nombreuses personnes honnêtes et bien intentionnées préféreraient ne pas le voir mourir, que ce soit en direct ou par le biais de tout autre support visuel", a-t-il ajouté.

Il a précisé que les proches des victimes pourront toutefois assister à l'exécution en personne s'ils le souhaitent : "Ils méritent d'être témoins de la JUSTICE !", a-t-il martelé.

Avec AFP