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La candidate du Rassemblement national Marine Le Pen a déclaré mercredi qu'elle "maintiendrait durant six mois" l'aide à l'Ukraine si elle était élue présidente en 2027, mais qu'au-delà, elle "cesserait" ce soutien financier car la France n'en a, selon elle, "plus les moyens".

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle française de 2027, lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 14 octobre 2026. © Nicolas Tucas, AFP

Depuis Bruxelles mercredi 14 octobre, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen a prévenu : en cas de victoire à la présidentielle de 2027, elle coupera l'aide financière de la France à l'Ukraine après six mois passés à l'Élysée.

"À partir de mon élection, durant six mois, nous maintiendrons les aides (...) pour ne mettre personne au pied du mur. Mais après, nous cesserons l'aide financière à l'Ukraine car nous n'avons plus les moyens de le faire", a-t-elle déclaré à la télévision flamande VRT News en marge d'une réunion à Bruxelles avec ses alliés européens du groupe des Patriotes.

Ce sursis d'un semestre est un élément nouveau dans le discours de la candidate du Rassemblement national à l'Élysée. Ces dernières semaines, Marine Le Pen avait déjà justifié sa volonté d'arrêter le soutien financier à Kiev.

"Je ne prends personne en traître"

Entre-temps, le président américain Donald Trump a fait volte-face en annonçant un accord avec la Russie pour l'achat de diesel et en appelant les Ukrainiens à "se doter d'un nouveau dirigeant".

"Je ne prends personne en traître", s'est pour sa part défendue Marine Le Pen, arguant du fait que "la France est au bord du défaut" de paiement sur sa dette publique et que dans ces conditions, "c'est un discours d'honnêteté à l'égard de (Volodymyr) Zelensky que de lui dire que nous ne pouvons plus assumer cette aide financière".

À défaut de pouvoir compter sur Paris, elle a estimé que Kiev pourrait se tourner vers "d'autres pays de l'Union européenne qui sont dans une situation financière meilleure que la France et qui pourront très certainement prendre le relais", sans préciser lesquels.

Avec AFP