Double champion d'Europe en titre, le PSG se déplace mercredi sur la pelouse de Manchester City pour la plus grosse affiche de la deuxième journée de Ligue des champions. Très facile vainqueur du Slovan Bratislava (6-1) lors de la première journée, Paris devra relever un défi bien plus sérieux à l'Etihad face à un club en crise extra-sportive.
Manchester City et le PSG, deux cadors européens s'affrontent, mercredi 14 octobre, à l'Etihad Stadium pour la deuxième journée de Ligue des champions, avec en toile de fond les lourdes accusations de triche financière pesant sur l'empire mancunien.
City retrouve la scène européenne pour la première fois depuis que le club a été reconnu coupable par une commission indépendante de la Premier League d'avoir contourné les règles financières du championnat (2009-2018) pour doper sa croissance sportive, dans la foulée de son rachat en 2008 par un membre de la famille royale émiratie. Un verdict retentissant qui pourrait menacer sa place dans l'élite du football anglais. Manchester City nie en bloc et a fait appel.
L'incertitude pour City
L'ambiance s'annonce donc particulière à l'Etihad Stadium. Hasard du calendrier, ce retour à la maison s'effectue face à un club auquel il a souvent été comparé : le Paris Saint-Germain, racheté en 2011 par Qatar Sports Investments (QSI) et donc soutenu par un autre pays du Golfe à coup d'au moins 1,4 milliard ces 15 dernières années. City et Paris, dans le passé, ont d'ailleurs été sanctionnés d'amendes de l'UEFA pour avoir enfreint les règles européennes du fair-play financier.
Outils diplomatiques puissants pour le Qatar et les Émirats arabes unis, le PSG et Manchester City sont aujourd'hui dans des situations extrasportives bien différentes. Aucune sanction n'a encore été prononcée contre les Citizens du Cheikh Mansour ben Zayed al-Nahyane, mais un lourd retrait de points, voire une exclusion de la Premier League, figurent parmi les peines envisageables.
Malgré cette incertitude en attendant le verdict de l'appel, City occupe actuellement la tête du classement après six victoires consécutives. Son début de saison sous les ordres d'Enzo Maresca, successeur de Pep Guardiola, est très convaincant comme en témoigne le large succès acquis à Liverpool (3-0) dimanche, avec en acteurs majeurs Erling Haaland, Rayan Cherki et Gianluigi Donnarumma, ancien gardien parisien.
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Accepter Gérer mes choixL'entraîneur italien de Manchester se garde toutefois de tout excès de confiance. "Le message est assez simple : nous avons besoin du match parfait parce que c'est la meilleure équipe en Europe en ce moment. Ils ont remporté les deux dernières Ligues des champions, ce qui montre à quel point ils sont forts. (...) Mais en même temps, si nous donnons le meilleur de nous-mêmes, nous pouvons les battre et être heureux à la fin", a Enzo Maresca en conférence de presse à la veille de la rencontre.
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Accepter Gérer mes choix"Où nous en sommes en ce moment par rapport au PSG ? Honnêtement, je ne sais pas", a-t-il ajouté. "Je ne sais pas si nous sommes proches, loin, où nous en sommes exactement, mais une chose est sûre : nous sommes une bonne équipe", a dit le successeur de Pep Guardiola.
"C'est une grande équipe et il est impossible de ne pas le reconnaître. Je connais personnellement quelques-uns de leurs joueurs, je sais à quel point ils sont bons, on voit la flexibilité dont ils font preuve à chaque moment du match", a ajouté le défenseur et capitaine, Ruben Dias. "Il faut être très bon pour les battre, c'est ce que nous visons".
"Ce ne sera pas facile"
En face, le PSG, qui a écrasé Bratislava (6-1) pour son entrée en lice, va avoir à cœur de ramener un résultat face à l'un des favoris pour le titre. "C'est un grand match face à une très bonne équipe et de très bons joueurs. Ce ne sera pas facile, mais on va bien se préparer pour avoir les trois points. Ce n'est pas un match déterminant mais on veut gagner tous les matchs. On sait ce qui nous attend demain", a ainsi annoncé le capitaine Ousmane Dembélé mardi en conférence de presse.
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Accepter Gérer mes choixMais pour le Ballon d'Or 2025, "la saison est longue". "On a eu des difficultés ces deux dernières saisons, on a joué les barrages. C'est un gros match, il y a des joueurs de classe mondiale. Dans les prochaines semaines, il y aura aussi des gros matchs", a-t-il estimé.
L'entraîneur Luis Enrique est sur la même longueur d'onde. "Le résultat n'aura rien à voir avec ce qui va se passer dans l'avenir. Après Noël et janvier, on verra quand arriveront les matchs. Tu pourras voir le niveau des équipes. Mais c'est un match intéressant, c'est motivant pour nous", a-t-il résumé à la veille de cette 2e journée de Ligue des champions.
Le PSG a triomphé sans difficulté du Mans samedi dernier (3-1), grâce à l'entrée en jeu de ses cadres, Khvicha Kvaratskhelia en tête. L'ailier géorgien, pour l'instant peu décisif cette saison, a généralement l'habitude de briller lors des grands rendez-vous européens.
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Accepter Gérer mes choixLes champions en titre sont pour l'instant seulement sixième en Ligue 1, à trois points du leader Monaco. "Dans le championnat, on est dans une position différente, on n'est pas habitué à ça mais je ne suis pas préoccupé", a ainsi concédé Luis Enrique. Pour l'entraîneur du club de la capitale, ce choc face à City va permettre de remettre les pendules à l'heure : "On va jouer ce match à l'extérieur contre l'une des meilleures équipes d'Europe. On est motivé pour montrer notre niveau, qu'on peut surmonter les difficultés."
Avec AFP
