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L’Union européenne a mis en garde, lundi, les plateformes numériques contre toute diffusion en direct de l’exécution de Nidal Hasan, condamné à être fusillé aux États-Unis pour avoir tué 13 personnes sur une base militaire au Texas en 2009.

Photo diffusée le 9 avril 2010 par le bureau du shérif du comté de Bell montrant Nidal Hasan. © AFP / Bureau du shérif du comté de Bell (archives)

L'Union européenne a averti, lundi 12 octobre, les plateformes numériques contre toute diffusion en direct de l'exécution prévue aux États-Unis de Nidal Hasan, qui doit être fusillé le 3 décembre sur une base au Texas où il avait tué 13 personnes en 2009. 

Un responsable du ministère américain de la Défense avait assuré que l'exécution publique serait diffusée en direct. Une information sur laquelle l'administration Trump a depuis jeté le doute.

Cette exécution pourrait-elle être diffusée en Europe sur les réseaux sociaux ? Selon les règles de l'UE sur le numérique, les plateformes sont tenues d'appliquer "avec diligence leurs propres règles d'utilisation", a expliqué un porte-parole de la Commission, Thomas Regnier.

"En Europe, nous avons des règles claires"

"Si l'on regarde certaines plateformes, Meta interdit explicitement la diffusion en direct des exécutions capitales, tandis que X et TikTok interdisent les contenus choquants ou faisant l'apologie de la violence", a-t-il détaillé.

Ce porte-parole a estimé qu'il n'avait pas de commentaire à fournir sur ce que les plateformes font aux États-Unis. "Mais en Europe, nous avons des règles claires", a-t-il ajouté en se référant au règlement européen sur les services numériques (DSA en anglais) qui porte entre autres sur la lutte contre les contenus illicites.

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Si les réseaux n'appliquent pas leurs propres règles, l'UE utiliserait alors les pouvoirs que lui confèrent ses règles sur le numérique pour éviter la diffusion de l'exécution.

L'administration Trump critique régulièrement ces règles, y voyant un instrument de "censure". Une accusation que l'Union européenne rejette fermement.

Avec AFP