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Au-delà de Flavio Bolsonaro, arrivé en tête au premier tour de la présidentielle brésilienne dimanche, c'est toute la famille qui est sortie victorieuse des élections générales, notamment lors des législatives. 

Flavio Bolsonaro, candidat de l'opposition à la présidence, tenant une photo de son père, l'ancien président Jair Bolsonaro, lors d'un meeting de campagne en amont des élections générales d'octobre, à Angra dos Reis le 29 août 2026. © Bruna Prado, AP

La marque Bolsonaro a plus que jamais fait recette. Outre la victoire de Flavio Bolsonaro arrivé en tête du premier tour de la présidentielle brésilienne, d'autres membres de sa famille ont été élus lors des législatives, dimanche 4 octobre, surfant sur le raz-de-marée de la droite lors de ces élections générales.

Malgré l'absence du chef de famille, inéligible et assigné à résidence après sa condamnation pour tentative de coup d'État, l'ex-président Jair Bolsonaro (2019-2022) peut se frotter les mains.

Il avait pourtant été critiqué dans son propre camp pour avoir adoubé, depuis la prison, son fils aîné Flavio pour la course présidentielle.

Ce sénateur de 45 ans peut désormais aborder en favori le second tour face au président sortant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. S'il est élu, il aura les coudées franches pour gouverner, avec un Parlement penchant fortement à droite.

Amnistie

Jair Bolsonaro pourrait en bénéficier directement : son camp bénéficie désormais d'une majorité plus robuste pour faire approuver une loi d'amnistie en sa faveur.

Il pourra compter notamment sur son épouse, Michelle Bolsonaro, élue au Sénat, tout comme son deuxième fils, Carlos Bolsonaro.

Sa formation, le Parti libéral (PL), a remporté à elle seule 19 sièges au Sénat sur les 54 qui étaient à pourvoir, et en compte 28 sur 81 au total.

Le PL est également le premier parti de la Chambre des députés, avec dans ses rangs le plus jeune des fils Bolsonaro, Jair Renan, 28 ans.

La mère de Flavio Bolsonaro, Rogeria, a en revanche échoué de peu à se faire élire à la chambre basse.

Des gouverneurs

Le camp Bolsonaro a également effectué une moisson impressionnante au niveau des gouverneurs.

Dans l'État de Sao Paulo, Tarcisio de Freitas a ainsi été réélu au premier tour avec plus de 60% des voix. Il inflige une cuisante défaite à Fernando Haddad, ancien ministre des Finances de Lula et pressenti comme son successeur potentiel.

Autre victoire emblématique : Sergio Moro, le juge qui avait condamné Lula à une peine de prison pour corruption en première instance, a lui aussi été élu gouverneur du Parana (sud).

La condamnation du champion de la gauche avait finalement été annulée en 2021, le magistrat ayant été considéré comme partial.

À Rio de Janeiro, le bolsonariste Douglas Ruas a créé la surprise en devançant largement au premier tour Eduardo Paes, allié de Lula, qui caracolait pourtant en tête des sondages.

Avec AFP