logo

Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

Accepter Gérer mes choix

Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.

Réessayer
Image de couverture : Le ministre des Comptes publics, David Amiel et ses équipes, discutant des derniers réglages avant la présentation du budget. © France 24
Écouter (05:30 min)
A retrouver dans l’émission
Temps de lecture 1 min

Dernier budget de l'ère Macron, le projet de loi de finances et celui de financement de la Sécurité sociale s’ouvrent dans un contexte tendu : déficit en hausse, dette record et absence de majorité à l’Assemblée. Le gouvernement vise 5 % de déficit en 2027, au prix de 54 milliards d’euros d’efforts.

La France devait ramener son déficit public à 5 % du PIB en 2026. L’objectif est désormais repoussé à 2027 : le déficit devrait atteindre 5,4 % cette année. Pour tenir sa nouvelle cible, le gouvernement estime nécessaires 54 milliards d’euros d’efforts. Mais il lui faudra aussi convaincre une Assemblée sans majorité, alors que les débats budgétaires commencent le 13 octobre. 

L’exécutif mise principalement sur des économies, tout en promettant la stabilité fiscale. Les collectivités, les entreprises et la Sécurité sociale sont concernées par l’effort, dont les modalités doivent être précisées dans le budget.

L'œil attentif des marchés

La tâche s’annonce politiquement délicate : les Français subissent déjà une nouvelle accélération des prix. En septembre, l’inflation a atteint 3 % sur un an, selon l’estimation provisoire de l’Insee. Selon les calculs de l’Institut français de l’économie, une famille de deux adultes et deux enfants a perdu 1 200 euros de pouvoir d’achat depuis 2024. 

Les marchés et les agences de notation surveillent, eux aussi, la trajectoire budgétaire française. Fin juin, la dette publique atteignait 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du PIB. Les taux français à dix ans ont atteint un sommet inédit depuis la crise financière de 2008. Chaque hausse du coût d’emprunt alourdit la facture des intérêts et réduit les marges de l’État.

Par :
Budget 2027 : le gouvernement face à l’équation des 54 milliards
Christophe DANSETTE