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Image de couverture : Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, dans le Tête-à-tête de France 24 © France 24
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Dans un entretien accordé à France 24, le chef des Casques bleus, Jean-Pierre Lacroix, assure que les Libanais souhaitent "que nous restions sur le terrain" après la fin de la Finul, prévue le 31 décembre. Il reconnaît qu'après des coupes budgétaires de 25 % dues aux impayés américains, l'ONU est "moins en mesure" de protéger les populations.

En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de paix, se dit prêt à maintenir une présence au Liban après la fin du mandat de la Finul, alors qu'Israël réclame son départ. Il indique avoir proposé au Conseil de sécurité une présence fondée sur "une fonction à la fois d'observation et de 'reporting'", la décision restant "entre les mains du Conseil de sécurité". "Je pense que c'est clairement un souhait non seulement des autorités libanaises, mais de la population libanaise que nous restions sur le terrain", assure-t-il.

"Moins en mesure de protéger des populations vulnérables"

Le chef des Casques bleus chiffre les conséquences du paiement partiel de Washington, premier contributeur financier : une réduction des capacités "de 25 % environ", soit quelque 13 000 à 14 000 personnels en moins. "Là où des populations vulnérables sont présentes, nous sommes moins en mesure de les protéger, soit parce que nous avons fermé un camp, soit parce que nous devons réduire les patrouilles", détaille-t-il.

Enfin, interrogé sur les trois milliards de dollars d'arriérés américains, il refuse d'en faire un adversaire. Selon lui, les États-Unis restent "un partenaire essentiel du maintien de la paix des Nations unies", qui a soutenu la prolongation de la plupart des mandats. En RDC, Washington est même à l'origine d'"une demande essentiellement américaine d'extension du mandat" de la Monusco. "Vous voyez que la réalité est nuancée", résume-t-il.

Texte par Sophian Aubin

Par :
Marc PERELMAN
Sophian AUBIN
Vidéo par :
Marc PERELMAN