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Le président sud-coréen Lee Jae-myung a appelé, jeudi, Pyongyang à "rétablir la confiance et reprendre le dialogue" après des explosions de mines qui ont blessé trois soldats sud-coréens dans la Zone démilitarisée (DMZ)  en septembre.

Le président sud-coréen Lee Jae-myung s'exprime lors d'un point de presse au Palais national de Mexico, le 24 septembre 2026. © Yuri Cortez, AFP

Une nouvelle fois, le président sud-coréen Lee Jae-myung a exhorté jeudi 1er octobre la Corée du Nord à "rétablir la confiance et reprendre le dialogue". Cet appel est lancé après les explosions de mines dans la Zone démilitarisée (DMZ) entre les deux pays qui ont blessé trois soldats sud-coréens en septembre.

"J'espère que le Nord nous rejoindra désormais sur la voie du rétablissement de la confiance et de la reprise du dialogue, après une longue interruption", a déclaré Lee Jae-myung lors d'un discours à l'occasion du jour des forces armées.

Un officier sud-coréen a perdu un pied lors de cette explosion le 21 septembre, survenue à quelques mètres au sud de la ligne de démarcation militaire entre les deux Corées, un des accidents les plus graves survenus depuis une dizaine d'années dans la DMZ.

Le Commandement des Nations unies (UNC), force multinationale menée par les États-Unis en Corée du Sud, et le gouvernement sud-coréen ont affirmé qu'il s'agissait de mines nord-coréennes et ont accusé Pyongyang d'avoir violé l'accord d'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953). Séoul a exigé des excuses de la Corée du Nord, laquelle a nié toute responsabilité dans l'incident.

Un contact rompu

"Mon gouvernement s'emploiera constamment à mettre en oeuvre des mesures concrètes pour réduire les tensions militaires entre les deux Corées. Les noeuds des relations intercoréennes sont extrêmement complexes, mais nous nous efforcerons, avec constance et patience, de les dénouer un à un", a affirmé Lee Jae-myung.

Le contact est totalement rompu entre Séoul et Pyongyang depuis que, fin 2023, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a officiellement renoncé à toute perspective de réunification de la Péninsule coréenne et qualifié la Corée du Sud "d'ennemi principal". La Corée du Nord a depuis entrepris de fortifier sa partie de la DMZ, zone-tampon de 4 km de large et d'environ 250 km de long, considérant la ligne de démarcation qui court en son milieu comme sa frontière avec un État hostile plutôt que comme une ligne de séparation provisoire.

Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, le président de centre-gauche Lee Jae-myung multiplie les efforts pour tenter de renouer le dialogue avec le Nord, jusqu'à présent en vain.

Avec AFP