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RéessayerDans un entretien accordé à France 24, Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), se dit "sereine" avant le tout premier vote pour ce poste. La confrontation entre le Rwanda et la RD Congo "n'a pas sa place à l'OIF", juge-t-elle. Le retrait en 2025 du Mali, Burkina Faso et Niger de l'organisation ne relève pas, selon elle, d'un échec "de la secrétaire générale".
"Moi, je n'ai pas peur du vote", assure Louise Mushikiwabo. La secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) est candidate à un nouveau mandat face à trois autres prétendants. Pour la première fois, le poste sera attribué par un vote, et non par consensus, lors du 20ᵉ Sommet de la francophonie prévu en novembre au Cambodge.
Jugeant qu'il serait "prétentieux" de se présenter comme la "favorite", l'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères se dit toutefois "sereine" : "J'ai des raisons de penser que je suis une candidate solide." Parmi ses concurrents figure la Congolaise Juliana Lumumba.
Kigali et Kinshasa sont depuis des années engagés dans un conflit dans l’est de la RD Congo. La secrétaire générale le reconnaît, mais estime que "cette confrontation n'a pas sa place à l'OIF". Interrogée sur les accusations et les sanctions qui visent le Rwanda pour son rôle dans les exactions commises contre les civils en RD Congo, elle juge que cela "ne devrait pas poser de problème" pour sa candidature.
Mali, Burkina Faso et Niger bienvenus dans la "famille" francophone
Louise Mushikiwabo dit avoir "beaucoup regretté le départ des trois États du Sahel" – Mali, Burkina Faso et Niger – en 2025. Mais "si c'est un échec, ce n'est pas celui de la secrétaire générale de la Francophonie", affirme-t-elle.
Œuvrera-t-elle à leur retour au sein de l'OIF si elle est reconduite à sa tête ? "J'aimerais beaucoup que ces États puissent se réunir en famille", répond-elle.
Texte par Sophian Aubin
