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RéessayerDans un entretien accordé à France 24, le président burundais Évariste Ndayishimiye estime que la "menace" d'une attaque du Rwanda contre son pays "existe encore". Jugeant que les autorités rwandaises "ne sont pas honnêtes", il voit "un autre agenda caché" derrière les raisons avancées par Kigali pour sa présence dans l'est de la RD Congo.
Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine, s'est exprimé en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York. Le chef de l'État burundais redoute toujours une attaque rwandaise contre son pays : "Ces craintes, elles sont toujours là parce que l'état-major qui organise ce terrorisme [...] se trouve à Kigali, géré par Kigali, armé par Kigali, entretenu par Kigali", déclare-t-il. Il assure que "le Burundi n'a rien contre le Rwanda".
Plus de six mois après la signature à Washington d'accords entre le Rwanda et la RD Congo, Évariste Ndayishimiye constate que "nous sommes dans l'impasse" faute de retrait des troupes rwandaises. "Jusqu'à maintenant, je ne vois pas un signe manifeste de désengagement des forces", dit-il.
Le chef de la diplomatie rwandaise accuse l'armée burundaise de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles hutu rwandais, déployés dans l'est de la RD Congo. Mais les FDLR ne constituent qu'un prétexte pour le Rwanda, estime le président burundais : "Ce qui se dit, ce n'est pas ce qui se fait."
Paul Kagame jugé "malhonnête"
Évariste Ndayishimiye juge en outre Paul Kagame "malhonnête", ce dernier ayant démenti s'être engagé à transférer au Burundi des personnes soupçonnées d'avoir fomenté la tentative de coup d'État de 2015. Il affirme pourtant que le président rwandais lui avait dit, dans son bureau : "Si j'ai promis, j'ai promis, je vais te les remettre."
Interrogé sur d'éventuelles sanctions contre le régime rwandais, Évariste Ndayishimiye privilégie "la voie de dialogue", car "quand vous sanctionnez un pays, c'est toujours les citoyens qui en souffrent parce que les autorités vont continuer à vivre".
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RéessayerLe président burundais s'est enfin exprimé sur l'enquête d'un consortium de médias internationaux, dont France 24, consacrée aux accords passés entre plusieurs pays africains et l'administration Trump pour accueillir des migrants de pays tiers. Le Burundi en a récemment accueilli une douzaine. "Le Burundi est un pays d'accueil", justifie Évariste Ndayishimiye, précisant que son gouvernement a seulement demandé aux États-Unis de ne pas "amener des criminels".
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RéessayerQuant aux millions de dollars qui auraient été proposés par l'administration américaine en échange, il répond : "Je crois que ce n'est pas vrai", arguant que la gestion de ces migrants revient à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Texte par Sophian Aubin
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