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Le président américain Donald Trump a pris la parole mardi à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, abordant plusieurs sujets brûlants, comme l'Ukraine, le Groenland ou l'intelligence artificielle. Fragilisé à domicile, le locataire de la Maison Blanche s'est montré moins virulent que d'habitude.  

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, mardi 22 septembre 2026. © AP Photo, Seth Wenig

Sa prise de parole était attendue. Le président américain Donald Trump a développé, mardi 22 septembre à l'ONU, son argumentaire nationaliste habituel, et menacé d'anéantir" l'Iran si besoin. Mais le président américain, fragilisé politiquement chez lui, n'a pas montré la même agressivité que l'an dernier.

Enlisé dans son conflit avec Téhéran, très impopulaire auprès des Américains, Donald Trump a certes menacé l'Iran, mais ajouté : "Je crois que nous passerons un accord juste après les élections" législatives prévues aux États-Unis en novembre.

Sur une autre guerre qu'il avait promis de régler rapidement – le conflit entre la Russie et l'Ukraine –, le président américain a – encore une fois – assuré qu'un accord serait trouvé "plus tôt qu'on ne le pense."

"Quand d'autres parlent de paix, je fais la paix. Quand d'autres ignorent les menaces, j'y fais face. (...) Quand d'autres ont promis la force, je l'ai utilisée pour faire de l'Amérique le plus puissant pays du monde", a assuré le républicain de 80 ans, en chute dans les sondages à cause d'un mécontentement général sur son bilan, notamment économique.

Donald Trump, de manière inhabituelle, a suivi son prompteur. Pas de nouvelle édition des attaques virulentes, déclenchées l'an dernier par une panne de ce dispositif, ou un problème d'escalator qui l'avait ulcéré.

C'est sur un ton relativement mesuré que le chantre de l'"Amérique d'abord" a affirmé les ambitions géopolitiques américaines, en menaçant d'utiliser la "puissance militaire" pour défendre les intérêts de Washington en Amérique du Sud, en annonçant la construction prochaine de deux bases au Groenland, ou en prédisant que le gouvernement communiste de Cuba allait "tomber".

Défense du développement de l'intelligence artificielle

Le locataire de la Maison Blanche a aussi défendu, sans hésitation, le développement de l'intelligence artificielle, annonçant que les documents officiels américains allaient abandonner cette terminologie au profit de "super intelligence".

Il s'est aussi opposé à tout "projet mondialisé" de régulation de cette technologie, qui inquiète beaucoup ses concitoyens.

Le président américain a repris ses critiques contre la gouvernance internationale, en appelant tous les États membres à se retirer de la Cour pénale internationale, et fustigeant entre autres l'Unesco.

Le président américain a par ailleurs signé mardi au siège de l'ONU un accord de sécurité avec le Groenland et le Danemark, saluant le début d'une relation "fantastique" et bonne pour l'Otan.  

Donald Trump a signé cet accord lors d'une cérémonie en marge de l'Assemblée générale de l'ONU avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Cette signature est épilogue d'une saga diplomatique ayant viré par moments à la crise ouverte avec les Européens face aux revendications américaines sur ce vaste territoire arctique.

Le président américain aura aussi un tête-à-tête avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression américaine depuis la capture de Nicolas Maduro par Washington en janvier.

Le milliardaire doit aussi rencontrer dans la journée le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Avec AFP