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Image de couverture : Législatives au Maroc : le risque d'une économie à deux vitesses © France 24
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Temps de lecture 1 min

À la veille des élections législatives, l’économie marocaine affiche une croissance solide et multiplie les grands projets. Mais cette réussite laisse une partie de la population à l’écart, notamment les jeunes, confrontés à un chômage massif.

À première vue, l’économie marocaine se porte bien : près de 5 % de croissance en 2025 et encore plus de 4 % attendus cette année et l’année prochaine, selon le FMI. Automobile, TGV, aéroports, infrastructures : le royaume investit massivement, avec en ligne de mire la Coupe du monde 2030. Le Maroc s’affirme aussi comme une puissance financière régionale, grâce notamment à l’expansion de ses banques en Afrique et au développement de Casablanca Finance City.

Une jeunesse à l’écart de la croissance

Mais le chômage atteignait encore 13 % en 2025 et 37,2 % chez les 15-24 ans. Près de 3 millions de jeunes de 15 à 29 ans ne travaillent pas, n’étudient pas et ne suivent aucune formation. Le mouvement GenZ 212 avait déjà exprimé ce malaise social en 2025. Cet été, l’afflux de dizaines de milliers de Marocains vers Ceuta en a offert une nouvelle illustration spectaculaire. À la veille des législatives, le défi est donc clair : transformer la croissance et les investissements massifs du royaume en emplois et en perspectives pour sa jeunesse.

Par :
Législatives au Maroc : la jeunesse veut sa part de croissance
Christophe DANSETTE