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Dans le cadre de l'alliance Aukus qui regroupe l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni, Londres et Washington ont tiré une torpille depuis un vaisseau sous-marin sans équipage la semaine dernière dans les eaux britanniques. Une "percée significative pour la sécurité euro-atlantique", vante lundi le gouvernement britannique.

(Image d'illustration) Des lance-torpilles MU90 à bord de la frégate française Bretagne lors d'un exercice de l'Otan en mer du Nord, le 23 septembre 2025. © Jonathan Klein, AFP

Le Royaume-Uni et les États-Unis ont tiré pour la première fois une torpille depuis un vaisseau sous-marin sans équipage, a annoncé lundi 21 septembre le gouvernement britannique. Ce tir a eu lieu la semaine dernière dans les eaux britanniques dans le cadre de l'alliance Aukus qui regroupe l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Il "marque une avancée majeure pour l'avenir de la technologie sous-marine" pour ces trois pays et "représente une percée significative pour la sécurité euro-atlantique et la supériorité sous-marine de l'Otan", selon le gouvernement.

La torpille, développée par l'Australie et les États-Unis et conçue pour couler des navires et des sous-marins à grande profondeur, a été lancée depuis un drone sous-marin de 12 mètres de long fabriqué à Plymouth, dans le sud de l'Angleterre, nommé Excalibur.

Cette annonce intervient alors que les pays occidentaux s'efforcent de moderniser leurs capacités militaires face aux menaces posées par la Russie et l'Iran.

Pour Sidharth Kaushal, chercheur au sein du centre de réflexion spécialisé dans la défense Rusi, il s'agit d'une avancée "remarquable".

"L'emploi d'une charge militaire létale montre que les systèmes sans équipage peuvent jouer des rôles qui vont au-delà de la simple surveillance", a-t-il dit à l'AFP.

"Un nouveau partenariat sur l'IA" entre Londres et Washington

L'annonce de ce tir intervient à la veille de la première rencontre mardi entre le Premier ministre britannique Andy Burnham et le président américain Donald Trump, prévue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Andy Burnham entend aussi profiter de ce déplacement pour "faire progresser les travaux internationaux sur l'intelligence artificielle", selon le gouvernement britannique.

Il va annoncer "un nouveau partenariat sur l'IA" avec les États-Unis, qui "aidera le Royaume-Uni à protéger ses infrastructures nationales critiques, des voies maritimes à l'espace aérien".

"Cette semaine, je vais plaider en faveur d'une coopération internationale plus étroite sur l'intelligence artificielle, d'une paix juste et durable en Ukraine, et pour des efforts renouvelés pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, car ce qui se passe à l'étranger a des répercussions sur chacun d'entre nous dans notre pays", a déclaré Andy Burnham, cité dans le communiqué.

Il a également confirmé que le Royaume-Uni accueillerait le sommet du G20 en novembre 2027 dans la ville de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

Avec AFP