La Première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé que la signature de l'accord sur le Groenland aura lieu, mardi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. L'accord, "visant à renforcer la sécurité dans l'Arctique" et qui "reconnaît" la souveraineté de Copenhague, sera signé par le Premier ministre groenlandais, son homologue danoise et le président des États-Unis.
Après l'annonce tonitruante de Donald Trump d'un accord "contraignant" sur le Groenland, les formalités avancent. Le Groenland, le Danemark et les États-Unis signeront mardi l'accord sur ce territoire arctique, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, a annoncé lundi 21 septembre au soir le cabinet de la Première ministre danoise. "La cérémonie de signature aura lieu dans le bâtiment des Nations unies, à 10 h 30, heure locale (14 h 30 GMT)", est-il précisé dans un communiqué.
L'accord, "visant à renforcer la sécurité dans l'Arctique et dans la région de l'Atlantique Nord" sera signé par le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le président des États-Unis Donald Trump.
Ce dernier avait provoqué une crise majeure avec les Européens en menaçant de rattacher purement et simplement aux États-Unis le territoire autonome danois à la position stratégique et aux ressources convoitées.
"Un bon accord du point de vue danois", selon Mette Frederiksen
Cet accord, annoncé vendredi par Donald Trump, n'a pas encore été publié. Mais il "reconnaît" la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark, ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination, a réaffirmé la Première ministre danoise lundi soir auprès de médias danois.
Il s'agit "d'un bon accord du point de vue danois", a-t-elle dit depuis New York à la radio DR. "Et lorsque c'est bénéfique pour les pays nordiques et pour la sécurité dans la région arctique, c'est également bénéfique pour l'Otan et pour l'Europe".
Selon Washington, l'accord garantit que la Chine et la Russie ne pourront pas implanter de bases militaires au Groenland, ni y réaliser des investissements sensibles sans son accord. Il ouvre également la voix à un renforcement de la présence militaire américaine.
"C'est quelque chose sur lequel nous sommes d'accord avec les Américains depuis très, très longtemps : la région arctique, l'Atlantique Nord, constituent une zone de défense importante pour tous les membres de l'alliance de l'Otan", a encore déclaré Mette Frederiksen lundi soir.
Avec l'AFP
