
Un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer est bloqué depuis mardi matin par des dizaines de pêcheurs. La profession proteste contre "la hausse des coûts d'exploitation et du carburant", liée au conflit au Moyen-Orient.
Les pêcheurs français sont en colère : plusieurs dizaines d'entre eux bloquaient, mardi 15 septembre, un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) pour protester contre la hausse des prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail, ont-ils indiqué à l'AFP.
"Le blocage du dépôt pétrolier a commencé à 3 h", a déclaré Ange Natoli, un représentant des pêcheurs qui réclament d'être "reçus par la ministre de la Pêche Catherine Chabaud".
Selon la préfecture, "les pêcheurs bloquent la sortie du terminal pétrolier de Fos depuis 3 h avec une cinquantaine de camions-citernes". Aucun incident n'a été signalé en dehors d'un feu de palettes, a-t-elle ajouté.
Lundi, plusieurs dizaines de pêcheurs ont déjà manifesté à Sète (Hérault) et Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).
"Le mouvement risque de se durcir"
À Sète, une délégation de représentants syndicaux a été reçue en préfecture, sans obtenir "de réponses à [ses] attentes", selon le président du comité régional d'Occitanie Bernard Perez, qui a averti que "le mouvement risque de se durcir".
Les comités régionaux des pêches d'Occitanie, de Paca et de Corse, les trois organisations de producteurs (OP) de Méditerranée, et des syndicats de marins (salariés et patronaux) ont lancé lundi un mouvement commun qui "se poursuivra tant que des réponses concrètes n'auront pas été apportées aux principales revendications de la profession", selon leur communiqué.
Les professionnels de la pêche dénoncent "une dégradation continue de leurs conditions d'activité", en raison notamment de "la hausse des coûts d'exploitation et du carburant", mais aussi une "multiplication des contraintes administratives et réglementaires".
La France est le deuxième producteur européen de produits de la pêche, derrière l'Espagne, avec 477 000 tonnes de poissons et crustacés pêchés en 2024, quasi stable (+1 %) par rapport à 2023, selon les données du gouvernement.
Avec AFP
