
Alors que se profile le G20 de Miami, les États-Unis lancent lundi une série de réunions en présence de délégations des plus grandes économies de la planète. L'une des priorités de Washington est d'"étendre l'accès à une énergie abordable, fiable et sûre", alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix du baril.
Les États-Unis lancent, lundi 14 septembre, une série de réunions consacrées à "l'abondance énergétique" dans le cadre du G20 qu'ils organisent cette année, alors même que la guerre lancée par Donald Trump contre l'Iran continue de perturber les flux mondiaux d'hydrocarbures.
Les discussions se tiendront jusqu'à mercredi à Houston, dans l'État pétrolier du Texas.
Des délégations des plus grandes économies de la planète (Chine, Inde, Japon, Allemagne…) ainsi que d'importants producteurs d'or noir, à l'image du Canada ou de l'Arabie saoudite, y participeront.
La diplomatie russe a aussi indiqué samedi que Moscou enverrait certains responsables.
La présence surprise du ministre russe des Finances Anton Silouanov à une précédente réunion du G20 avec ses homologues, il y a deux semaines, avait provoqué un "malaise" parmi les alliés européens, qui n'ont pas apprécié la rupture de l'exclusion de la Russie pratiquée jusque-là du fait de la guerre en Ukraine.
La venue des délégués russes survient au moment où l'Europe peine à remplir ses réserves de gaz avant l'hiver. Les pays européens ont choisi de réduire leur dépendance au gaz russe mais font face à une flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient.
Les prix à la pompe explosent
L'une des "priorités" de Washington pour ce G20 est d'"étendre l'accès à une énergie abordable, fiable et sûre".
Mais depuis les frappes menées en Iran fin février par l'armée américaine aux côtés d'Israël, les flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe se sont raréfiés.
Aux États-Unis, les prix payés à la pompe ont en conséquence explosé : le gallon (3,78 litres) de diesel dépasse désormais en moyenne 6,20 dollars selon l'association automobile américaine, un record. L'essence ordinaire est, elle, 44 % plus chère qu'avant le conflit.
Face à cette évolution très impopulaire, qui fait redouter aux républicains une lourde défaite lors des élections législatives de novembre, Donald Trump a prédit mercredi que la guerre avec l'Iran s'arrêterait "immédiatement" après cette échéance.
Il a aussi accusé dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky de provoquer "une pénurie de diesel" avec ses frappes sur les raffineries russes.
Le chef de l'État a également annoncé cet été un accord "historique" avec le Venezuela permettant à Washington de prendre le contrôle de 17 gisements pétroliers. Le potentiel de production est évalué à 65 milliards de barils.
Les ministres américains de l'Énergie, Chris Wright, et de l'Intérieur, Doug Burgum, très impliqués dans le dossier vénézuélien, seront présents aux réunions de Houston.
Avec AFP
