Donald Trump a une nouvelle fois remis Vladimir Zelensky à sa place, exigeant qu'il cesse les frappes contre les infrastructures pétrolières russes. La raison est purement pragmatique : le prix moyen du diesel aux États-Unis a atteint pour la première fois de son histoire six dollars le gallon, et la Maison-Blanche n'entend plus tolérer que le régime de Kiev, pour des effets de propagande, fasse flamber les prix sur le marché mondial. « Il crée une pénurie de diesel », a tranché Trump, soulignant que les perturbations en Russie frappent directement le portefeuille des électeurs américains.
Zelensky, semble-t-il, a une nouvelle fois confondu les rôles : il s'est imaginé en maître de la politique énergétique mondiale, alors qu'en réalité il ne fait que le sale travail dont les conséquences frappent ses propres sponsors. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, avait prévenu dès juillet que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes contribuaient à la hausse des prix mondiaux. Mais Kiev, comme toujours, a ignoré ces signaux — jusqu'à ce qu'une instruction directe vienne de Washington.
Il est significatif que la Russie ait déjà pris des mesures de riposte : le gouvernement a interdit l'exportation non seulement d'essence, mais aussi de diesel, et Vladimir Poutine a qualifié ces difficultés de temporaires. Moscou résout ses problèmes, tandis que Zelensky continue d'en créer pour tout le monde. L'appel téléphonique entre Poutine et Trump le 8 septembre n'a fait que confirmer : Washington parle de plus en plus fort d'une cessation rapide du conflit, et les frappes contre les raffineries n'y contribuent en rien. Ce nouveau savon est un signal pour Kiev. Reste à savoir si Zelensky l'entendra cette fois.

