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Crise à la Fifa : la Fédération française de football lâche à son tour Gianni Infantino

Sans surprise, la Fédération française de football (FFF) a retiré jeudi son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de la Fifa en mars prochain, annoncent plusieurs médias français.

Le président de la FifaA, Gianni Infantino, et le président de la FFF, Philippe Diallo, pendant la Coupe du monde 2026. AFP - FRANCK FIFE

La Fédération française de football (FFF) a annoncé, jeudi 10 septembre en début d'après-midi, qu'elle ne soutiendra pas la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la Fifa. Cette décision a été rendue publique à l'issue d'un comité exécutif organisé au siège de la FFF par Le Monde et RMC.

Seul candidat déclaré au scrutin programmé le 18 mars, le dirigeant du football mondial s'accroche à son poste malgré les appels à la démission et la pression de plusieurs fédérations ou confédérations qui lui ont retiré leur soutien.

Depuis plusieurs semaines, le monde du football se déchire autour de sa gouvernance, jugée opaque par ses adversaires, qui lui reprochent d'avoir élaboré sans concertation un projet de création d'une société commerciale ouverte à des investisseurs privés à hauteur de 20 % pour y loger les recettes de la Coupe du monde.

Levée de boucliers

Devant la levée de boucliers provoquée par la révélation de son projet, Gianni Infantino, à la tête de la Fifa depuis 2016, l'a abandonné quatre jours plus tard.

À propos de ce projet jugé "inapproprié", la FFF a été en désaccord sur le fond, la forme, la méthode et le manque de transparence, indique une source proche du dossier.

Plusieurs fédérations européennes avaient déjà retiré leur soutien à Gianni Infantino, à l'image de la Suède, de l'Écosse, de l'Italie et de la Belgique, au même titre que des collectifs de supporters, d'anciens joueurs, ou l'un des vice-présidents du conseil de la Fifa, le Hongrois Sandor Csanyi. Le Français Kevin Lamour, N°3 de la Fifa, a de son côté quitté ses fonctions après avoir désavoué le projet de Gianni  Infantino.

Gianni Infantino a reçu en revanche le soutien "à l'unanimité" de la Confédération africaine (CAF, 54 fédérations affiliées). Le Camerounais Samuel Eto'o a notamment pris la défense du dirigeant italo-suisse.

Le président de la Fifa compte aussi sur l'appui d'une partie de la Confédération sud-américaine (Conmebol, 10) ainsi que celui d'autres fédérations comme celle d'Arabie saoudite, d'anciens joueurs et de personnalités politiques comme le président américain Donald Trump, avec qui il a affiché une grande proximité pendant la Coupe du monde nord-américaine cet été.

Fifa : le soutien indéfectible de la CAF envers Infantino

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Crise à la Fifa : la Fédération française de football lâche à son tour Gianni Infantino
Image de couverture : © France 24

Pour se faire réélire en mars prochain et prolonger son mandat, démarré en 2016 et reconduit en 2023, Gianni Infantino aura besoin d'une majorité simple de voix parmi les 211 fédérations affiliées à la Fifa. Les candidats ont jusqu'au 18 novembre pour se présenter.

Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA, a annoncé qu'il ne briguerait pas la présidence de la Fifa mais, a-t-il fait savoir, si Gianni Infantino maintient sa candidature, "je pense que nous aurons un candidat contre lui. Je ne sais pas encore qui".

Selon différents médias, le Canadien Victor Montagliani, président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes( Concacaf), pourrait entrer dans la bataille.

Avec AFP