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Attaques du 7-Octobre : "Netanyahu savait"

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Image de couverture : Dans la presse. © France 24
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À la Une de la presse ce mercredi 9 septembre : les réactions à la décision de douze pays, dont la France et le Royaume-Uni, de sanctionner les colonies israéliennes ; Israël, où le quotidien Haaretz maintient que Benjamin Netanyahu avait été informé de l'attaque du Hamas avant le 7 octobre 2023 ; les réactions, en France, à la publication du nouveau classement Pisa ; la mort du papa de Casimir et une facétie des créateurs de "South Park".

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À la Une de la presse, les réactions à la décision de douze pays, dont la France et le Royaume-Uni, de sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, illégales dans le droit international.

Ed Miliband, le chef de la diplomatie britannique, descendant de réfugiés juifs, dénonce à cette occasion "un nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie perpétré par des colons terroristes" – une déclaration fracassante à la Une, ce matin, du Independent. INews fait état de la "fureur" de l'État hébreu face à ces accusations, qualifiées de "mensonges scandaleux" et de sa décision de fermer le consulat britannique à Jérusalem en représailles. La décision du gouvernement britannique est critiquée par The Times. Le quotidien conservateur soutient que "les sanctions britanniques n'aideront en rien les Palestiniens" et que ces mesures "pourraient s'avérer extrêmement contre-productives et risquent d'attiser les flammes de l'antisémitisme".

Le Premier ministre travailliste Andy Burnham justifie sa position dans The Guardian. Selon lui, ces sanctions "ne visent pas le peuple israélien mais les politiques inacceptables" du gouvernement Netanyahu "et les souffrances qu'elles infligent aux Palestiniens". "Je crois en une solution à deux États au Moyen-Orient. C'est pourquoi nous agissons pour que cet espoir demeure", écrit-il. Ce discours ne convainc pas L'Opinion. Le journal évoque "une annonce qui ne mange pas de pain" et qui n'a "pas de quoi inquiéter le gouvernement Netanyahu et ses alliés d'extrême-droite". Le quotidien français rappelle que l'Union européenne (UE) avait déjà décidé, en 2015, d'étiqueter les produits des colonies israéliennes – une mesure "largement contournée par Israël comme risque de l'être la future 'interdiction'". Interrogés par The New York Times, d'anciens officiers de l'armée israélienne préviennent pour leur part que "la violence des colons en Cisjordanie" et leur "impunité" "détruisent les valeurs démocratiques d'Israël de l'intérieur".

Israël, où Haaretz affirme que Benjamin Netanyahu avait été informé de l'attaque du Hamas avant le 7 octobre 2023 sans transmettre cette information. Ces révélations sur un appel du président des Émirats arabes unis, qui aurait averti Benjamin Netanyahu d'un danger imminent ne surprennent pas Yediot Aharonot, pour qui cet épisode "s'ajoute à la série de signaux d'alarme tirés avant le 7-Octobre", notamment par l'Égypte, et dont le point commun aurait été la façon dont le chef du gouvernement israélien y aurait réagi, avec "ennui et indifférence". Une passivité présumée à laquelle succèdent aujourd'hui les dénégations du Premier ministre. Quoi qu'il en soit, Yediot Ahranot estime que ces révélations "n'inciteront personne à changer d'opinion politique" et n'auront "aucune influence sur les élections" – que Benjamin Netanyahu va probablement perdre, selon lui. "Après trois années de mensonges et de sang versé, il est possible que (nos révélations soient) un élément décisif pour les électeurs indécis", veut tout de même croire Haaretz. Le grand quotidien de gauche persiste et signe : "Netanyahu savait". Pour le journal, sa responsabilité "s'étend même plus loin jusqu'aux années qui ont précédé le massacre (du 7-Octobre) durant lesquelles il a permis au Hamas d'être financé à hauteur de millions de dollars, tout en bloquant toute initiative diplomatique et en renforçant l'occupation qui alimente la terreur".

En France, beaucoup de réactions à la publication du nouveau classement Pisa sur les acquis des élèves de 15 ans. Selon ce classement, la France chute de 18 rangs, pour atterrir à la 27ème place sur 91 – une "dégringolade" qui affole Le Parisien/Aujourd'hui en France. Pour Le Figaro, c'est la faute des "hordes d'idéologues, forcenés du pédagogisme et de l'égalitarisme (qui) s'acharnent à disqualifier des vertus aussi basiques que le mérite de l'élève et l'autorité du professeur". Libération pointe du doigt "le développement des écrans et des réseaux sociaux", la culture instantanée "du tout image" qui efface "le temps long de la lecture". "Et la responsabilité des profs ?" : pour L'Opinion, "il est temps de poser la question de la sélection, de la formation et de la qualité du travail des enseignants" mais aussi la pertinence des innombrables réformes conduites ces 15 dernières années, y compris celles des deux mandats Macron – interpellé par le ministre de l'Éducation nationale dans le dessin de Kak : "Votre second mandat n'aura pas fait mieux que le premier. Comme quoi le redoublement n'est pas toujours utile".

Maigre consolation pour la France : la baisse concerne l'ensemble des pays de l'OCDE. The Times of Israël constate que le pays enregistre ses pires résultats, et chute à la 33ème place, une baisse attribuée par le ministre de l'Éducation aux "conditions de guerre" dans lesquelles les tests ont été réalisés. Pas de guerre en Espagne, où El Pais évoque pourtant, aussi, "une baisse alarmante du niveau des élèves", qui enregistrent également "les pires résultats" depuis la création du classement Pisa. Une "débâcle éducative" que le journal appelle à enrayer de toute urgence "pour le bien de ce qui est le plus précieux : (les) citoyens de demain". Même en Suisse, dont les élèves restent parmi les meilleurs d'Europe, Le Temps s'inquiète de qu'ils aient perdu "l'équivalent d'une année scolaire en lecture et en maths" en 10 ans. Pour le journal, il faut "arrêter de demander tout et n'importe quoi à l'école" et "se concentrer sur sa mission première" : "lire, écrire, calculer".

Un mot, pour terminer, de la disparition du papa d'un personnage cher aux enfants des années 70. En ce temps-là, les écoliers rentraient vite après la classe non pas pour se jeter sur leur portable, mais pour ne pas louper "L'Ile aux enfants" et son personnage de Casimir. Le Soir annonce qu'Yves Brunier, le créateur et interprète du dinosaure orange vient de mourir à 85 ans. Adieu le "gloubiboulga". Pour les moins de 20 ans qui n'auraient pas "la ref" comme on dit aujourd'hui, peut-être regarder du côté du Guardian, qui rapporte que les créateurs de la série "South Park" ont décidé de la rebaptiser "South America" pour se moquer de la manie de Donald Trump de tout renommer. Quels galopins.

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