
Le président argentin Javier Milei (lors d'une réunion à Washington, en février 2026) a accusé dimanche 26 juillet 2026 le gouvernement brésilien, mais aussi le Mexique et le Parti démocrate américain, d'avoir financé une "campagne anti-argentine". © Mark Schiefelbein, AP
Montée des tensions diplomatiques ce week-end entre l'Argentine et le Brésil. Le président argentin Javier Milei a accusé dimanche 26 juillet le gouvernement brésilien, mais aussi le Mexique et le Parti démocrate américain, d'avoir financé une "campagne anti-argentine", en référence apparente aux critiques visant le pays et son équipe, en marge du Mondial de football.
"Qui a mis le plus d'argent dans cette campagne anti-argentine ? Le gouvernement du Brésil. 25 % des ressources venaient du gouvernement du Brésil", a affirmé Javier Milei dans une interview à Radio Mitre, sans présenter d'élément étayant ses accusations. "Et après, ils viennent me parler d'interférence", a-t-il fustigé.
"En plus, cette campagne anti-argentine a également été financée par le Mexique, par le Parti démocrate des États-Unis", a ajouté Javier Milei, sans davantage élaborer. "Ce sont les têtes pensantes progressistes qui ne veulent pas que les idées de la liberté fonctionnent."
Lula qualifié de "voleur" et de "prisonnier"
Brasilia a rappelé dimanche pour consultation son ambassadeur en Argentine en raison des "propos offensant prononcés" par Javier Milei à l'encontre notamment de son homologue brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, lors de l'investiture samedi à Sao Paulo de Flavio Bolsonaro comme candidat à l'élection d'octobre au Brésil.
Le président ulralibéral avait qualifié – sans les mentionner directement – Lula de "voleur" et de "prisonnier", et le juge de la cour suprême Alexandre de Moraes d'"ordure chauve".
La semaine dernière, la Cour suprême du Brésil avait refusé à Javier Milei l'autorisation d'une visite à l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro dans la résidence où il purge une assignation à résidence pour tentative de coup d'État.
"J'ai voulu aller voir mon ami Jair Bolsonaro. Ils ne m'ont pas laissé. Ici, en revanche, l'ex-prisonnier est venu voir la détenue", a déclaré Javier Milei, en référence a la visite en juillet 2025 de Lula a Cristina Kirchner, alors depuis peu emprisonnée à son domicile de Buenos AIres pour corruption.
"Ici, il n'y a eu aucun problème. Personne ne lui a interdit quoi que ce soit", a poursuivi Javier Milei. "Pourtant, moi, on ne m'a pas laissé rendre visite à mon ami (Bolsonaro), qui en plus est injustement emprisonné."
Avec AFP
