
Le maire de New York, Zohran Mamdani, prononce un discours lors d'une cérémonie marquant le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis à l'Hôtel de Ville de New York, le 3 juillet 2026. © Anna Connors, Pool, AFP
Benjamin Netanyahu dans le viseur du maire de New York. Zohran Mamdani a déclaré mardi 21 juillet que son administration n'avait pas la capacité juridique d'arrêter le Premier ministre israélien comme il l'envisageait, et a appelé les autorités fédérales américaines à agir.
L'élu démocrate avait affirmé mener des discussions sur la possibilité légale d'exécuter le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du dirigeant israélien, s'il venait à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.
"Mon administration a examiné toutes les voies disponibles" et "il est clair que nous ne disposons pas de l'autorité juridique indépendante nécessaire pour faire exécuter ce mandat", a déclaré Zohran Mamdani dans un bref message vidéo publié sur les réseaux sociaux.
"Le gouvernement fédéral, en revanche, en dispose, et je l'appelle à se joindre à la CPI pour exécuter ce mandat", a-t-il incité.
Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixCrimes de guerre et contre l'humanité dans la bande de Gaza
Le président américain Donald Trump a assuré, lundi, que le Premier ministre israélien, son allié dans la guerre contre l'Iran, ne serait pas arrêté aux États-Unis, en réaction aux propos de Zohran Mamdani, dont le républicain est un fervent critique.
La CPI, basée à La Haye, a émis en 2024 des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et contre l'humanité dans la bande de Gaza dans le cadre de l'offensive israélienne menée en représailles à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
"Quiconque, avec ses yeux, son coeur, sa conscience, devrait reconnaître les ravages qu'il (Benjamin Netanyahu) a causés et comprendre qu'il doit comparaître devant un tribunal", a ajouté le maire dans sa vidéo, réitérant ses propos publiés samedi dans le New York Times et qui avaient été condamnés par le bureau du Premier ministre israélien.
"Je partage l'avis de la CPI selon lequel Benjamin Netanyahu devrait être arrêté et jugé pour ses crimes, tout comme je le ferais pour toute autre personne mise en accusation par la CPI", a-t-il appuyé.
Avec AFP
