
Vue de la ville portuaire de Marioupol au bord de la mer d'Azov, dans le sud-est de l'Ukraine, le 16 juillet 2025. © Olga Maltseva, AFP archives
Régulièrement attaquée par l'Ukraine en mer d'Azov, la Russie a déclaré, mardi 14 juillet, examiner des "routes alternatives de transport" et pourrait y limiter le trafic. L'armée ukrainienne a indiqué avoir frappé plus d'une centaine de bateaux ces neuf derniers jours, dont 11 dans la nuit de lundi à mardi.
La mer d'Azov, située entre la Russie, la partie sud de l'Ukraine occupée par l'armée de Moscou et la Crimée annexée, est une voie de transport importante pour les produits agricoles ainsi que pour l'approvisionnement de la Crimée.
Le ministre de l'Agriculture a assuré sur Telegram que "la situation" en mer d'Azov "n'aura aucune incidence sur l'approvisionnement du marché intérieur en produits alimentaires, ni sur les capacités d'exportation de notre pays".
Il a précisé que des "itinéraires alternatifs" étaient "en cours d'élaboration", ajoutant que "la logistique des livraisons" pourrait être "réorientée", "compte tenu des importantes capacités de transbordement des cargaisons agricoles dans différentes régions de la Russie".
"Fréquence croissante des attaques ennemies"
De son côté, le ministère russe des Transports a assuré lui aussi sur Telegram prendre "toutes les mesures nécessaires pour assurer la logistique des cargaisons, compte tenu de la fréquence croissante des attaques ennemies contre des navires civils dans la zone de la mer d'Azov".
"Les armateurs mettent en œuvre des mesures visant à protéger leurs flottes. Les capitaines de port travaillent à améliorer les flux de trafic et à réduire les temps d'escale des navires", poursuit le ministre, qui ajoute que "si nécessaire", les cargaisons seront "transférées vers d'autres modes de transport".
Ces dernières semaines, Kiev a intensifié les frappes en représailles aux bombardements du Kremlin qui endeuillent quasi-quotidiennement son territoire depuis le début de l'offensive russe à grande échelle contre l'Ukraine, en février 2022.
L'Ukraine vise particulièrement des infrastructures d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre. Ces frappes ont causé des pénuries et difficultés d'approvisionnement en carburant dans la plupart des régions russes et en Crimée annexée.
Mardi, Robert Brovdi, le commandant des forces de drones ukrainiens, a indiqué qu'en neuf jours, 116 navires avaient été frappés.
Avec AFP
