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Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijjia touchée par un drone, affirme l'AIEA
La centrale nucléaire de Zaporijjia, située dans le sud de l'Ukraine et contrôlée par la Russie, a été frappée samedi par un drone, selon les informations de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'un des bâtiments abritant une turbine aurait "un trou dans son mur", mais les niveaux de radiations restent normaux, a-t-elle précisé.
Sur cette image d'archives, un incendie est en cours dans une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Zaporijia, contrôlée par la Russie, à Energodar, dans le sud de l'Ukraine, le 11 août 2024. © AFP/HANDOUT

Un drone a frappé, samedi 30 mai, la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine et provoqué "un trou dans son mur", a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le site, occupé par la Russie, est la plus grande centrale nucléaire d'Europe.

"Un drone a frappé aujourd'hui un bâtiment abritant une turbine sur le site, provoquant, selon certaines informations, un trou dans son mur", a indiqué samedi soir sur X l'AIEA, basée à Vienne, citant les autorités locales de la centrale.

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"Il ne devrait y avoir aucune attaque d'aucune sorte provenant de la centrale ou visant celle-ci", a ajouté l'agence en citant son directeur général, Rafael Grossi. "Attaquer des sites nucléaires, c'est jouer avec le feu", a-t-il averti.

La centrale de Zaporijjia est occupée depuis mars 2022 par la Russie. Elle est située sur la rive sud du Dniepr, un fleuve qui fait office de ligne de front naturelle entre les belligérants.

À quelle armée appartient le drone ?

Dans une déclaration relayée par les médias russes, le groupe nucléaire public russe Rosatom a accusé l'armée ukrainienne d'avoir mené cette attaque délibérée, affirmant que le drone était guidé par un câble à fibre optique, ce qui exclurait totalement "la possibilité d'une frappe accidentelle".

"Aujourd'hui, nous nous sommes rapprochés d'un incident qui risque fort d'affecter même ceux qui vivent bien au-delà des frontières de la Russie et de l'Ukraine", a mis en garde le patron de Rosatom, Alexeï Likhatchev.

Rejetant ces accusations, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a estimé dans un communiqué qu'elles manquaient de "logique".

"On ne comprend pas pourquoi l'Ukraine frapperait sa propre centrale nucléaire située sur son propre territoire, qu'elle cherche elle-même à reprendre sous son contrôle souverain", a déclaré le ministère. "Nous considérons ces déclarations comme une nouvelle opération de désinformation menée par l'État occupant", a-t-il ajouté.

Selon Rosatom, la frappe a ouvert une brèche dans le mur de la salle des machines, mais n'a pas endommagé les équipements essentiels de la centrale. Le ministère russe de la Défense a précisé que les dégâts causés par le drone se situent "à dix mètres de la salle du réacteur".

Une nouvelle attaque sur les transports

Dimanche en début d'après-midi, les autorités de la centrale ont rapporté une nouvelle attaque ukrainienne ayant touché l'atelier de transport de la centrale, un site déjà visé à plusieurs reprises ces derniers mois.

Six bus et deux camions ont été détruits dans cette attaque, selon la même source, qui précise que la centrale continue de "fonctionner normalement" et que sa sécurité d'exploitation est "pleinement assurée".

Moscou et Kiev s'accusent régulièrement mutuellement de faire courir le risque d'une catastrophe nucléaire à travers leurs attaques, depuis la prise du site par les forces russes.

Avec AFP