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RéessayerÀ trois jours de l'expiration du cessez-le-feu, Donald Trump a annoncé dimanche 19 avril l'envoi d'une délégation américaine au Pakistan pour relancer les pourparlers de paix avec l'Iran, qui n'a pas encore décidé d'y participer et avance avec prudence.
Le vice-président J.D. Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit mais qui se sont soldées par un échec, sera de nouveau accompagné des deux émissaires habituels de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Annonçant leur arrivée lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les États-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".
Routes fermées, barbelés et barricades : dans la capitale pakistanaise, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche. Des journalistes de l'AFP ont vu des gardes armés et des checkpoints près des hôtels les plus sécurisés d'Islamabad, notamment le Serena, où s'est tenue la dernière série de pourparlers.
Côté iranien, il n'a pas encore été décidé d'y participer, selon des médias locaux qui avancent la levée du blocus naval américain comme condition préalable. La télévision d'État a rapporté dimanche que l'Iran ne compte pas "pour l'heure" participer à de nouveaux pourparlers.
Un accord est lointain, a déjà prévenu le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l'équipe de négociation, faisant état de "nombreuses divergences".
Le détroit d'Ormuz au cœur des désaccords
La défiance envers Washington est forte dans le pays, cible de frappes israélo-américaines en juin 2025 puis du 28 février au 8 avril, au moment où Iran et États-Unis étaient engagés dans une série de discussions.
Si les bombardements ont cessé, le blocage persiste dans le détroit d'Ormuz.
L'Iran a annoncé samedi en reprendre "le strict contrôle", revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite d'ordinaire un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs.
Ces attaques sont "une violation totale du cessez-le-feu !", s'est insurgé Donald Trump, l'Iran blâmant en retour Washington pour le blocus de ses ports, un acte jugé "illégal et criminel".
Les passages du détroit sont réduits à zéro dimanche, selon le site Marine Traffic. Deux méthaniers se sont approchés de l'île iranienne de Larak en début de matinée avant de faire demi-tour, d'après les données de cette plateforme de suivi des mouvements de navires.
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L'Iran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que "les États-Unis répondraient en levant le blocus", relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.
Mais le maintien du blocus "n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran" sur le fait que les discussions d'Islamabad "ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire", ajoute-t-il sur X.
D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au cœur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.
"Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits ?", a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna.
Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.
"Toute sa force"
Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de dix jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.
L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" si les troupes faisaient l'objet d'une "quelconque menace", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une "zone de sécurité" et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).
"Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre", témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).
Avec AFP
