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Le vice-président américain J.D. Vance se rend en Hongrie en soutien à Viktor Orban
Juste avant les élections législatives de dimanche, le vice-président américain J.D. Vance s'est envolé lundi pour la Hongrie afin d'apporter son soutien à "son bon ami" le Premier ministre nationaliste Viktor Orban.
J.D. Vance et Viktor Orban lors d'une réunion à la Maison Blanche le 7 novembre 2025. © Evan Vucci, AP

Le vice-président américain J.D. Vance s'est envolé lundi 6 avril au soir pour la Hongrie afin d'y apporter le soutien de Donald Trump à son allié le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, juste avant des législatives qui s'annoncent très serrées dimanche.

"On y discutera d'un certain nombre de choses ayant trait aux relations entre les États-Unis et la Hongrie. Évidemment, je suis sûr que l'Europe et l'Ukraine et tout le reste sera discuté", a-t-il dit à la presse avant de prendre le départ de la base aérienne Andrews, près de Washington, se disant heureux de rejoindre "son bon ami" Viktor Orban. Il est accompagné pour ce voyage de son épouse Usha Vance. 

Outre un entretien avec Viktor Orban, le vice-président a prévu de prononcer un discours consacré au "riche partenariat entre la Hongrie et les États-Unis", selon un communiqué de son bureau.

Dernière ligne droite avant les élections

Le conservateur de 41 ans est, au sein de l'administration américaine, l'un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe. Sa visite est une manifestation de soutien à Viktor Orban dans la dernière ligne droite avant les élections dimanche prochain.

Le Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans et proche de Moscou, bénéficierait selon des analystes de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection. Des parlementaires du Conseil de l'Europe se sont alarmés récemment du caractère "toxique" de la campagne, marquée par la "propagande incendiaire" du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social.

Les sondages des instituts indépendants prédisent une victoire écrasante pour le parti Tisza du conservateur pro-européen Peter Magyar, qui a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale. Les institutions pro-gouvernementales donnent elles la coalition Fidesz-KDNP de Viktor Orban, 62 ans, gagnante.

Viktor Orban particulièrement proche du gouvernement américain

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump et son gouvernement ont rompu avec la réserve publique observée jusqu'ici par les États-Unis s'agissant d'élections à l'étranger. L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie.

Le secrétaire d'État Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le "succès" de son allié hongrois. "Le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite", avait-il déclaré en conférence de presse aux côtés de  Viktor Orban. Dans un discours prononcé pour la Conférence de Munich sur la sécurité en février, il avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

Viktor Orban est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique antimigrants. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain voit en lui un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Avec AFP