
Un avion F-15E Strike Eagle de l'armée de l'air américaine décolle depuis un site tenu secret pour une mission dans le cadre de l'opération "Epic Fury" contre l'Iran , le 9 mars 2026. © US Air Force via Reuters
Recherché depuis deux jours et finalement retrouvé. Le pilote américain du F-15E qui s'était écrasé au sud-ouest de l'Iran a été secouru lors d'une opération militaire et se trouve "sain et sauf", a annoncé dimanche 5 avril Donald Trump.
Les deux occupant du chasseur-bombardier américain s'étaient éjectés en vol avant que l'aéronef ne s'écrase. L'armée iranienne a affirmé avoir abattu cet appareil, et les autorités avaient promis une récompense pour la capture du second occupant, le premier ayant été exfiltré peu après lors d'une opération des forces spéciales américaines.
"Au cours des dernières heures, l'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des États-Unis, pour venir en aide à l'un de nos incroyables officiers d'équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu'il est désormais SAIN ET SAUF !" a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Il a précisé que le militaire avait été blessé et que l'opération de sauvetage avait mobilisé "des dizaines d'appareils".
Nouvelles attaques iraniennes contre les pays du Golfe
De son côté, l'agence de presse iranienne Tasnim, citant les Gardiens de la Révolution, a affirmé qu'un appareil américain participant aux opérations de recherche avait été "détruit", sans plus de précisions. Washington n'a pas réagi dans l'immédiat.
Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n'a été tué ni capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.
Au 37e jour de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran attaque de nouveau dimanche les pays du Golfe et Israël, à la veille de l'expiration d'un ultimatum de 48 heures donné par Donald Trump à Téhéran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, sous peine de "déchaîner les enfers".
Le Koweït a annoncé dimanche que des attaques iraniennes contre deux centrales électriques et de dessalement de l'eau, ainsi que contre le complexe ministériel de la capitale, avaient causé de gros dégâts, sans faire de victime.
Plus tôt, l'armée iranienne, dans un message cité par l'agence Fars, avait menacé de s'en prendre aux infrastructures d'eau et d'énergie d'Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de la zone économique spéciale de Mahshahr, dans le sud-ouest de l'Iran. Des frappes contre trois usines dans le secteur qui ont fait cinq morts et 170 blessés, selon un haut-responsable iranien.
L'alerte a également été déclenchée dimanche matin en Israël, où l'armée a dit faire face à un nouveau barrage de missiles iraniens. Des attaques ont également été rapportées par les autorités au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
Avec AFP
