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En Birmanie, le chef de la junte Min Aung Hlaing devient président
Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a été élu président vendredi par le Parlement. Après avoir pris le pouvoir par la force il y a cinq ans, il pourra continuer à diriger la Birmanie.
Le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing lors d'un défilé militaire à Naypyidaw, le 27 mars 2021. © Reuters

Min Aung Hlaing nouveau président de la Birmanie. Cinq ans après sa prise de pouvoir par la force, le chef de la junte birmane a été élu à cette fonction, vendredi 3 avril, par le Parlement et pourra continuer à diriger le pays.

Opposé à deux autres candidats, Min Aung Hlaing a obtenu au moins 293 voix, sur 584 exprimées par les parlementaires, dépassant ainsi le seuil de la majorité, selon un décompte de l'AFP au cours du dépouillement.

En 2021, le général avait renversé par un coup d'État le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis, plongeant le pays dans une guerre civile.

Après cinq années de régime autoritaire, la junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie en Birmanie.

Un transfert de pouvoir de l'armée... à elle-même

Le scrutin n'a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis promilitaires. Il a été dénoncé par de nombreux pays et observateurs internationaux comme une manœuvre destinée à un transfert de pouvoir de l'armée à elle-même, sous un déguisement civil.

En vertu de la Constitution birmane, Min Aung Hlaing était tenu d'abandonner ses fonctions militaires pour devenir président.

Il a été remplacé lundi au poste de commandant en chef des forces armées par l'un de ses fidèles, Ye Win Oo, ancien chef du renseignement militaire. Cela lui permettra de continuer à tirer en coulisses les ficelles de l'armée, estiment des analystes.

Avec AFP